5 mars 2012

Blocage de la route 138 : les Innus tiennent promesse

Blocage de la route 138 : les Innus tiennent promesse

Mise à jour le lundi 5 mars 2012 à 13 h 37 HAE

Des Innus de Sept-Îles et Maliotenam ont installé lundi un blocus sur la route 138 à l'est de Sept-Îles.
route-138
Photo: archives
Route 138
La quarantaine de manifestants vérifient la destination des camions qui circulent vers la Minganie. Leur objectif est d'interdire l'accès des fournisseurs au chantier Romaine pour forcer Hydro-Québec à reprendre les négociations.
Les Innus réclament des compensations pour le passage des lignes d'électricité sur leur territoire et veulent participer aux négociations.
Les manifestants se dispersent peu à peu, mais promettent de se relayer pour assurer une présence constante. Ils prévoient demeurer en place jusqu'à ce qu'il leur soit possible de discuter avec des dirigeants d'Hydro-Québec.
Des dizaines de curieux et des policiers surveillent la scène près du blocus à l'entrée du village de Maliotenam.
Les Innus disposent de l'appui du Réseau de résistance du Québécois, un mouvement qui s'oppose au Plan Nord et à ce qu'ils qualifient de « pillage » de la Romaine
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Chantier de la Romaine

Des Innus bloquent la route 138

Première publication 5 mars 2012 à 13h14
Mise à jour : 5 mars 2012 à 13h48
Des Innus bloquent la route 138
Agence QMI
Furieux contre Hydro-Québec, des Innus d'Uashat-Maliotenam ont mis leur menace à exécution, lundi. Depuis midi, ils bloquent la route 138 afin d'empêcher les camions de se rendre au chantier de la Romaine, sur la Côte-Nord.
Un point de contrôle a été érigé sur la 138 avec des barricades en bois sur la réserve de Maliotenam (Mani-Utenam), située à une quinzaine de kilomètres à l'est de Sept-Îles. Quelques dizaines de personnes y participent. Des représentants du groupe Alliance Romaine sont aussi sur place pour soutenir le mouvement de protestation.

(photo: Alexandre Cantin, TVA Nouvelles)
Ce groupe d'Innus dit en avoir assez de l'attitude d'Hydro-Québec qui poursuit les travaux de ce projet hydroélectrique d'envergure sur leur territoire « sans leur consentement » puisqu'aucune entente n'a encore été ratifiée avec le Conseil de bande d'Uashat-Maliotenam. Deux ententes de principes qui avaient été conclues en 2011 avaient en effet toutes les deux été rejetées, à 59 % et 54 %, par la communauté lors des consultations.
Les Innus ont prévenu que le blocus pourrait être long. Le chef du mouvement, Norbert Fontaine, exige de rencontrer le premier ministre Charest, le ministre des Ressources naturelles Clément Gignac et le ministre des Affaires autochtones Geoffrey Kelley, pour trouver une porte de sortie au conflit.
C'est la médiatisation de l'installation des premiers pylônes électriques reliant le barrage Romaine-2 au Poste Arnaud qui a été la goutte qui a fait déborder le vase. Les manifestants réclament un meilleur «contrôle de l'information» et un siège pour le comité de citoyens à la table de négociations.
Toutefois, cette action n'a pas été officiellement approuvée par le Conseil de bande, dont les discussions se poursuivent toujours avec Hydro-Québec, a-t-on fait savoir la semaine dernière.
(photo: Alexandre Cantin, TVA Nouvelles)
La semaine dernière, le ministre responsable d'Hydro-Québec Clément Gignac avait déploré le moyen choisi par ces Innus pour se faire entendre, les invitant plutôt au dialogue.
«Ce n'est pas par la confrontation qu'on résout des problèmes (...) C'est par la discussion et le dialogue. Ce n'est pas bon de prendre en otage une partie de cette région du Québec (la Côte-Nord). Notre responsabilité, comme gouvernement du Québec, c'est d'assurer la paix sociale et la sécurité. On ne fera aucun compromis là-dessus», avait-il déclaré, rappelant que l'interlocuteur, c'est le Conseil de bande et qu'il était ouvert à la reprise officielle des discussions.

Intervention policière?

Les Innus entendent bloquer l'accès aux camions 24 heures sur 24 au point de contrôle qu'ils ont mis en place, sans toutefois pénaliser les résidants des communautés voisines qui peuvent circuler sans problème, a-t-on pu constater.
Norbert Fontaine a rappelé à plusieurs reprises que leur action était «pacifique», mais plusieurs personnes ont été témoins d'une présence policière inhabituelle en ville, à Sept-Îles, et d'un «panier à salade», ce qui contribue à donner du poids à la théorie d'une potentielle intervention.
(photo: Alexandre Cantin, TVA Nouvelles)
Jusqu'à maintenant, les policiers autochtones surveillent les faits et gestes des Innus à distance. Quelques véhicules de la SQ ont aussi circulé dans le secteur sans intervenir. En début d'après-midi, aucun fardier n'avait encore dû rebrousser chemin. Sachant ce qui les attend, les camionneurs se dirigeant vers le chantier de la Romaine n'ont pas osé s'y rendre. Ils seraient rassemblés dans le stationnement d'un centre commercial à Sept-Îles.

(photo: Alexandre Cantin, TVA Nouvelles)

1 mars 2012

Attawapiskat : Le gouvernement inondé de courriels



Attawapiskat

Le gouvernement inondé de courriels

Agence QMI 
Kristy Kirkup
29/02/2012 14h22 



Attawapiskat - Le gouvernement inondé de courriels
Le ministre des Affaires autochtones, John Duncan 
© Agence QMI / Archives


OTTAWA – Le bureau du premier ministre et celui du ministre des Affaires autochtones ont été inondés de courriels de Canadiens au sujet de la crise du logement que subit la communauté crie Attawapiskat, selon des documents obtenus grâce à la Loi sur l'accès à l'information.Attawapiskat, une réserve située dans le Nord de l'Ontario sur les rives de la baie James, a fait la manchette l'an dernier lorsque les conditions de vie révoltantes de ses résidants ont été mises à jour. La crise a suscité un débat politique sur les conditions de vie dans de nombreuses réserves des Premières Nations.
Dans des courriels en novembre et décembre destinés au premier ministre Stephen Harper et au ministre des Affaires autochtones, John Duncan, les Canadiens ont été nombreux à exprimer haut et fort leurs préoccupations sur les conditions de vie dans cette collectivité.
«Je suis écœuré par les rapports et les images sur les conditions actuelles, a écrit un Canadien le 26 novembre. 2011. Cette situation d'urgence nécessite une action immédiate et soutenue de la part des gouvernements provincial et fédéral. Ces conditions de vie sont inexcusables dans un pays comme le nôtre.»
Dans un autre courriel, un aîné des Premières Nations a supplié le gouvernement de poser des actions concrètes. «Ce sont aussi des Canadiens. Ils ont besoin de votre aide. S'il vous plaît, aider Attawapiskat.»



Etat d'urgence déclaré Attawapiskat octobre 2011 en raison de grave crise du logement dans la communauté. Images de la visite du site Novembre 2011 par Charlie Angus, député, député provincial Gilles Bisson, Mushkegowuk Grand Chef Stan Louttit, grand chef adjoint Leo Friday, le Dr John Waddell.



Première nation d'Attawapiskat est sur les rives de la baie James en Ontario


J'imagine que ça doit être la ligne de conduite quasiment sur tout les dossiers autochtones de la part des conservateur . Le canada est encore bien loin d'être le pays le plus démocratique!