29 avril 2012

Créatures légendaires : Acheri


Acheri


Vu d'artiste de l'Acheri.
Un acheri est, selon la tradition indienne, le fantôme d'une petite fille à l'aspect squelettique et vêtue d'une robe en peau. Le jour, elle dort, mais la nuit elle descend de sa retraite dans la montagne pour hanter les humains et apporter la maladie aux petits enfants qui entrent en contact avec son ombre malveillante. Cependant, juste avant, elle chante en jouant sur un petit tam-tam, et sa voix lugubre résonne dans les vallons pour annoncer la mort de celui qui l'entend, ou de quelqu'un de proche de cette personne, en particulier des enfants proches selon la légende.
Afin de se protéger de leurs maléfices, il faut porter une ficelle rouge clair ou rouge brillant autour du cou. Le fait de porter des habits rouges ou des perles fonctionne également. Une personne entièrement vêtue de rouge peut écouter son chant sans risque.

24 avril 2012

Musique nomade



Musique Nomadela musique autochtone
Musique nomade lance aujourd'hui une vitrine unique de la musique autochtone contemporaine : musiquenomade.com. Interactif et innovateur, ce site internet met en ligne des profils de musiciens autochtones, des vidéoclips, des chansons téléchargeables gratuitement, des photos, un calendrier des spectacles, des conseils musicaux ainsi qu'une section sur les différentes nations et communautés autochtones du Québec. Vous pouvez aussi faire part de vos coups de cœur aux artistes et leur écrire vos commentaires.
Qu'est-ce que Musique nomade?
Musique nomade est un service ambulant de perfectionnement, d'enregistrement musical professionnel et de tournage de vidéoclips destiné aux musiciens semi-professionnels et professionnels des Premières Nations, afin de promouvoir et de diffuser leurs œuvres auprès du grand public. Cousin du Wapikoni mobile, l'équipe de Musique nomade et son studio ambulant ont déjà visité sept communautés des Premières Nations du Québec depuis juillet 2011.
Les mentors
Les artistes participant à Musique nomade bénéficient des conseils de musiciens professionnels reconnus. Richard Séguin, Samian, DJ Horg et Sakay Ottawa partagent leur vision du métier dans une section du site dédiée aux échanges entre musiciens. Il s'agit d'un lieu de rencontres privilégiées favorisant l'éclosion des carrières.
Pas que des tambours
Si certains membres de Musique nomade jouent avec brio de la musique traditionnelle autochtone, d'autres choisissent le hip-hop, le rock, l'électro, le reggae, le folk ou la pop. Les paroles résonnent, quant à elles, en atikamekw, en anishnabe (algonquin), en innu... La diversité ne manque pas!
Musique nomade est une création originale de La Maison des cultures nomades en étroite collaboration avec l'équipe du Wapikoni mobile. Le site musiquenomade.com est une conception de la firme montréalaise Absolunet et est financé par le Fonds interactif du Canada (FIC) de Patrimoine canadien.

19 avril 2012

.Le prix Goldman est remis chaque année à 6 défenseurs de l’environnement ...And the winners are...

Le prix Goldman est remis chaque année à 6 défenseurs de l’environnement ...And the winners are...
 10:23
Le prix Goldman est remis chaque année à 6 défenseurs de l’environnement d’Afrique, d’Asie, d’Europe, des nations insulaires, d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et du Sud. Cette récompense prestigieuse s’accompagne d’un chèque de 150 000 dollars.





Cette année les lauréats sont:


Evgenia Chrikova pour la Russie

Depuis six ans, Evgenia Chrikova se bat pour sauver la forêt de Khimki, près de Moscou.

La forêt est menacée par un projet d’autoroute auquel le groupe de BTP français Vinci participe sans se préoccuper des conséquences environnementales.Evgenia Chirikova aurait pu rester la tranquille ingénieure qu’elle était si la corruption de l’administration russe et la voracité d’un groupe de construction français ne l’avaient fait sortir du bois.

Après avoir subi menaces, agressions et arrestations arbitraires, et alors qu'en cet été de canicule 2010 les incendies dévorent les forêts russes et qu’un nuage asphyxie les Moscovites. Evgenia est devenue la porte-parole d’une mobilisation citoyenne qui provoque des remous à Moscou et fait tache sur les belles plaquettes de communication « durable » du premier groupe mondial de construction, Vinci.

Cette mobilisation s’oppose au tracé de la future autoroute Moscou/Saint-Pétersbourg, qui traverse une zone naturelle protégée et détruit une forêt ancienne. Les écologistes ont remporté une première victoire le 27 août 2010, obligeant le président russe Dmitri Medvedev à suspendre le projet, qui a bien sûr repris depuis.




Ma Jun pour la Chine


Ma Jun, le directeur de l’Institut des affaires publiques et environnementales de Chine a été récompensé du prix Goldman.

Ce défenseur de l’environnement a été récompensé pour avoir créé en 2006 une base de données en ligne répertoriant les entreprises pollueuses présentes en Chine. Une initiative destinée à sensibiliser l'opinion publique tout en incitant les pollueurs à assainir leurs pratiques pour se voir retirer de la liste noire.







Edwin Gariguez pour les Philippines

Aux Philippines, Edwin Gariguez, secrétaire exécutif de NASSA qui a été fondé en 1966 par les évêques du pays a pour mandat d’accompagner les pauvres dans leur combat pour la justice sociale.

Un de ses principaux objectifs vise à atténuer la pauvreté rurale grâce à une agriculture durable.

« Si nous pouvions développer notre propre potentiel agricole, nous n’aurions pas besoin de détruire notre terre sous prétexte de développement », lance le père Edwin Gariguez, secrétaire exécutif de NASSA.

Il arrive souvent, aux Philippines, qu’on promeuve les grandes plantations ou les mines au nom du développement économique.

En 2010, NASSA a mené une campagne couronnée de succès afin de prolonger jusqu’en 2014 le programme national de réforme agraire de manière à ce que davantage de grandes plantations soient redistribuées à de petits producteurs. « Le droit à la vie est inséparable du droit aux sources d’alimentation et aux moyens de subsistance », ajoute le père Gariguez.





Ikal Angelei pour l'Ethiopie


Ikal Angelei peut avoir le sourire. La créatrice de la fondation les amis du lac Turkana vient de remporter le très prestigieux prix Goldman pour l’environnement. Cette récompense rend hommage au dévouement d’Ikal Angelei qui se bat depuis 2007 contre la construction d’un barrage en Éthiopie. Un barrage qui permettrait à l’Éthiopie de doubler ses capacités de production électrique.

Un bond en avant considérable pour ce pays mais qui se ferai au détriment de près de 500 000 kényans qui vivent au bord du lac Turkana. La construction de cet édifice abaisserait le niveau de l’eau d’une dizaine de mètre et augmenterait sa teneur en sel, la rendant impropre à la consommation.

Le barrage est toujours en construction mais Ikal Angelei a déjà obtenu le retrait de la banque de développement africaine. Aujourd’hui seule ICBC, une banque chinoise a consenti un prêt de 500 millions de dollars pour que la construction se poursuive.

Ikal Angelei attend désormais la décision de la banque mondiale qui décidera en mai prochain si elle s’engage dans la construction de ce barrage.


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Caroline Cannon pour l’Amérique des grands nord

Caroline Cannon, présidente de Native Village of Point Hope, se bat en Alaska contre les grands groupes pétroliers et pour le respect des cultures Inuits

Les populations locales et les défenseurs de l’environnement sont mécontents du récent accord passé par quelques centaines de concessions pétrolières et gazières, qu’elles considèrent comme un gros problème écologique pour cette région. Les groupes pétroliers ont contestés ces accords devant la cour fédérale.

L’accord Chukchi 193 est le nom officiellement donné aux quelques 500 accords qui ont été «amenés» par l’administration Bush, puis ré abordés par l’administration Obama .

«Nous avons le droit à la vie, à l’intégrité physique, à la sécurité, et avons le droit d’apprécier les bienfaits de notre culture,» dit Caroline Cannon, présidente de Native Village of Point Hope.

«Pour cela, nous nous battrons. Notre culture ne pourra jamais être achetée ou réparée avec de l’argent. Elle est inestimable.»






Sofia Gatica pour l'Argentine

La litanie de Sofia Gatica fait froid dans le dos.

«Dans cette maison, cancer des intestins. Dans celle-ci, tumeurs au cerveau. Là, un cas de leucémie. À côté, encore un cancer Et là, de nouveau leucémie. »

Cette femme de 42 ans habite à Ituzaingo Anexo, une banlieue de la ville de Cordoba, à 700 km au nord-ouest de Buenos Aires (Argentine ). Sur 5 000 habitants, plus de 200 cas de cancers ont été recensés.

C'est quand elle s'est rendu compte que nombre de ses voisins portaient un foulard sur la tête ou un masque sur le visage que Sofia a commencé à enquêter. Elle a découvert alors l'insoutenable envers du décor avec sa cohorte de tumeurs, de malformations de foetus, de problèmes hormonaux ou respiratoires, ou de maladies spécifiques, comme le lupus ou le purpura. Sa propre fille est née avec une malformation aux intestins et est morte deux mois plus tard.

En 2002 se crée l'association Mères d'Ituzaingo Anexo. En 2006, la direction de l'environnement de la ville de Cordoba analyse le sang de trente enfants : tous ont des traces de pesticides, vingt-trois d'entre eux au-dessus des normes autorisées. Ici, une rue seulement sépare les premières habitations des champs de soja, et l'épandage de pesticides se fait par avion.

Au bout de dix ans, un procureur donne raison aux Mères d'Ituzaingo. De nouvelles analyses de sang confirment la présence d'endosulfan et de glyphosate. Ce dernier élément constitue le principe actif du Roundup , l'herbicide total conçu par l'entreprise américaine Monsanto. En décembre dernier, le procureur a mis en examen des producteurs de soja, le propriétaire de l'avion et le pilote, et a interdit l'épandage par avion à moins de 1 500 mètres des habitations.





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Le Prix Goldman pour l'environnement


Trop souvent les héros de l'environnement au niveau local ne reçoivent pas la reconnaissance qu'ils méritent. Et pourtant leurs activités pour protéger les ressources naturelles mondiales deviennent de plus en plus essentielles à la survie de la planète que nous partageons tous. En conséquence, en 1990, M. Richard N. Goldman et feu sa femme, Mme Rhoda H. Goldman (1924-1996), leaders communautaires et philanthropes de San Francisco, ont créé le Prix Goldman pour l’environnement. Actuellement, ce Prix continue à remplir sa mission initiale qui est de rendre honneur aux héros de l'environnement provenant d'une des six régions continentales : l'Afrique, l'Asie, l'Europe, les nations insulaires, l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud/Centrale. Le Prix récompense les efforts soutenus et importants de personnes cherchant à préserver et à améliorer l'environnement naturel, souvent à grands riques pour elles-mêmes. Chaque gagnant reçoit une récompense de 150 000 USD, la plus grande récompense au monde offerte aux défenseurs de l'environnement à titre individuel. Le Prix Goldman considère ces champions populaires comme étant ceux qui sont engagés dans des activités locales auxquelles les citoyens participent pour engendrer des changements positifs dans des questions écologiques qui les touchent. En reconnaissant ces leaders individuels, le Prix vise à inspirer d'autres personnes ordinaires à entreprendre des actions extraordinaires pour protéger le milieu naturel.

Les lauréats du Prix
Les travaux des lauréats du Prix Goldman se concentrent souvent sur la protection d'écosystèmes et d'espèces menacés, la lutte contre des projets de développement destructifs, la promotion de l’autosuffisance, l’influence sur les réglementations ayant trait à l’environnement et des actions visant à la justice écologique. Les lauréats du Prix sont souvent des hommes et des femmes vivant dans des villages isolés ou des grandes villes qui choisissent de préserver l'environnement au péril de leur propre vie.

Ce que le Prix Goldman offre à ses récipiendaires
Le Prix Goldman valide les voix de ces champions populaires et leur permet :

une reconnaissance internationale qui renforce leur crédibilité ;
une visibilité mondiale pour les problèmes dont ils se font les hérauts, et
un soutien financier de 150 000 USD pour poursuivre leur vision vers un environnement renouvelé et protégé.

Annonce du Prix et événements associés chaque année
Les lauréats du Prix Goldman pour l’environnement sont sélectionnés par un jury international d'après des nominations confidentielles soumises à un réseau mondial d'organisations et de personnes intéressées par l'environnement. La remise des prix a lieu chaque avril pour coïncider avec le Jour de la terre. Les lauréats du Prix sont invités à participer à un tour de 10 jours de San Francisco et de Washington, D.C. pour la cérémonie et la présentation des prix, des conférences de presse, des briefings avec les médias et des rencontres avec des leaders dans le monde de la politique et de l'environnement.

Les Ouroboros
En plus d’une récompense monétaire, chacun des six récipiendaires annuels du Prix Goldman reçoit une sculpture en bronze qui est une version stylisée de l’Ouroboros, un serpent se mordant la queue. Commun à de nombreuses cultures autour du monde, l’Ouroboros est un symbole des pouvoirs de la nature et de son renouveau.

18 avril 2012

La terre grandit !


la terre grandit ! 1à3 par decryptator


Partie 2


la terre grandit ! 2à3 par decryptator


Partie 3


la terre grandit ! 3à3 par decryptator

Elles Marchent pour la Terre




Ce vidéo présente ce groupe de femmes innues parties de Mani-Utenam près de Sept-Îles pour s'engager dans une marche en direction de Montréal pour se rendre à la grande manifestation pour le jour de la Terre, le 22 avril 2012


Reportage de Caroline Hepton-Hotte à Radio-Canada International (je lui ai donné la permission de diffuser un extrait sonore de mon vidéo "Elles marchent pour la terre") http://www.rcinet.ca/francais/chronique/tam-tam--les-plus--de-rci/16-20_2012-04-17-la-marche-des-femmes-innues-pour-denoncer-le-plan-nord/








Route 138 - La barricade démantelée
  
© Nicolas Dupont / Agence QMI


SEPT-ÎLES – Les policiers autochtones ont demandé à la Sûreté du Québec d'intervenir, vendredi soir, pour démanteler les barricades qui empêchaient les camions d'accéder au chantier de la Romaine depuis lundi.
Après avoir servi plusieurs avertissements aux Innus qui défiaient une injonction de la Cour supérieure en refusant de quitter les lieux du blocage, à Maliotenam, les policiers ont dû intervenir physiquement, vers 18 h, avec le soutien de l'escouade anti-émeute.
Treize personnes (majoritairement des femmes) ont été arrêtées, au tout début de l'opération. Anticipant une intervention musclée, des dizaines d'Innus, incluant de nombreux adolescents, s'étaient pointés sur les lieux du blocage, par curiosité, et ont gonflé les rangs des contestataires.
La SQ a donc dû affronter un attroupement impressionnant d'environ 200 personnes.
Plusieurs Innus ont haussé le ton et ont invectivé les policiers qui avançaient vers eux, matraque et bouclier à la main. Les agents ont toutefois réussi à maîtriser la situation sans utiliser de gaz lacrymogènes et sans effusion de sang. La foule s'est dispersée environ une heure après le début de l'intervention.
«Tout s'est fait de façon sécuritaire. On a fait notre travail de façon professionnelle», a déclaré le porte-parole de la SQ, Richard Gagné, satisfait du dénouement.
Injonction provisoire
Le tribunal avait accepté, plus tôt dans la journée, la requête d'Hydro-Québec, qui demandait l'émission d'une injonction provisoire afin de forcer les Innus à mettre fin au blocage, au terme de la cinquième journée.
La Société d'État a invoqué des pertes éventuelles colossales de plus d'un demi-million de dollars par jour, afin de justifier l'émission de cette injonction. Hydro-Québec soutenait que les quelque 1000 travailleurs du mégachantier seraient démobilisés si les barricades n'étaient pas enlevées. «Chaque jour qui passe cause un préjudice énorme à Hydro-Québec», a plaidé Me Richard Hinse.
L'injonction visait quatre contestataires innus, en particulier, mais s'étendait à toute autre personne qui a connaissance du jugement. Un huissier avait tôt fait de répandre la nouvelle en distribuant des copies de l'injonction sur les lieux du blocus.
Dérapage
Les Innus de Uashat-Maliotenam, qui s'opposent aux travaux d'Hydro-Québec sur leur territoire «sans leur consentement», semblaient de plus en plus divisés, vendredi. Michael McKenzie, un des leaders de la première heure, avait tenté de convaincre ses pairs de lever le blocage, mais d'autres Innus, plus radicaux, ont pris le contrôle du siège.
«Je suis vraiment déçu et très triste, a-t-il déclaré. On voulait lever les barricades avant même d'avoir des injonctions. Pour dégager une image positive. Je n'endosse pas ça. Nos enfants vont voir des images d'arrestations à la télé. C'est en train de déraper, ce n'est pas ça que je voulais.»

17 avril 2012

Premières découvertes des sources du bleu Maya précolombien

Une fois de plus, la science et l'anthropologie se sont associées pour résoudre les questions relatives au fascinant pigment vivement coloré connu sous le nom de Bleu Maya.
secrets_du_pigment_bleu_maya.jpg

Imperméable aux effets de l'altération chimique ou physique, le pigment était utilisé en poterie, en sculpture et pour les peintures murales en Méso-Amérique tout au long des périodes classiques et postclassiques (250-1520 Après JC).
Il a en outre joué un rôle central dans l'ancienne pratique religieuse Maya; cette peinture bleue inhabituelle était aussi utilisée pour enduire les victimes de sacrifices humains et les autels sur lesquels ils étaient sacrifiés.

Depuis quelque temps, les scientifiques savent que le Bleu Maya est formé par la combinaison chimique de l'indigo et de la palygorskite, une argile minérale (Voir l'article: Les secrets du Bleu Maya).

Mais ce n'est qu'aujourd'hui que les chercheurs ont établi un lien entre les savoirs des autochtones contemporains et les anciennes sources de la matière minérale.

Dans un article publié en ligne dans le Journal of Archaeological Science, des chercheurs du Wheaton College, du Field Museum of Natural History, du United States Geological Survey, de la California State University Long Beach et
 ​​duSmithsonian Institution, ont démontré que la palygorskite, composante de certains des échantillons de Bleu Maya, provenait des mines de deux endroits dans la péninsule mexicaine du nord du Yucatan.


Les recherche sur les sources de la palygorskite datent depuis la fin des années 1960. 

Grâce à une combinaison de la recherche ethnographique et des analyses minéralogiques, Dean E. Arnold, professeur d'anthropologie au Wheaton College, et maintenant conservateur adjoint d'anthropologie au Field Museum, avait découvert que la palygorskite était bien connue des potiers indigènes deTicul dans le Yucatán.
Les Mayas contemporains utilisent la palygorskite comme un élément clé de la poterie. Elle est également prescrite à des fins médicinales. Les connaissances autochtones s'étendent en outre aux sources de la palygorskite: les potiers extraient le minerai dans deux mines du Yucatán, l'une à Sacalum et l'autre près de la ville de Ticul à un endroit appelé Yo 'Sah Kab.

Dans le cadre de ses recherches, Arnold avait remarqué que les poteries et les anciens sites de la période Classique Terminale (800-1000 Après JC) correspondaient aux sources modernes. Cela suggèrait que les mines étaient utilisées par les Mayas comme sources pour la palygorskite.


Deux sites identifiés dans le Yucatan.

Toutefois, d'autres tests ont été nécessaires pour relier les mines actuelles de façon convaincante avec les anciens Mayas. Entre 1965 et 1997, Dean Arnold etBruce E. Bohor de l'United States Geological Survey ont recueilli 33 échantillons du minerai dans la région du Yucatán.
Après une analyse minéralogique, il a été possible de différencier des échantillons de palygorskite d'après leur composition, ce qui signifiait que la palygorskite dans les échantillons spécifiques de Bleu Maya pouvait être attribuée à des endroits spécifiques.

En 2008, Arnold et Bohor ont recueilli 167 échantillons de palygorskite supplémentaires dans cinq sites différents du Yucatan.
Les analyses de ces échantillons ont ensuite été comparées à des analyses du pigment Bleu Maya se trouvant sur de la poterie provenant de Chichén Itzá etPalenque au Yucatán.
L'analyse a confirmé que tous les échantillons de bleu Maya de l'ancien site maya de Chichén Itzá contenaient de la palygorskite de Sacalum, tandis que les échantillons Bleu Maya de Palenque pouvait provenir de SacalumYo 'Sah Kab, ou d'une autre source inconnue.

"En utilisant des techniques chimiques avant-gardistes de sourcing, nous avons récupéré des données provenant de collections détenues dans Le Field Museum depuis plus de 100 ans", a rapporté le directeur et conservateur du Field MuseumRyan Williams, "les données issues de cette étude fournissent des preuves concluantes que Sacalum était la source de la palygorskite utilisée dans le Bleu Maya de Chichén Itzá,".

Source:wikistrike

16 avril 2012

Qui a été le premier homme à fouler le sol amérindien ?



Nationale Géographique.

L’Art de la Guerre

Sun Tzu

Bienvenue ! Il vous est ici propose de lire l’Art de la Guerre.
 Cet ouvrage fut écrit

Statue de Sun Tzu à Yurihama, Tottori, Japon

par Sun Tzu à une période inconnue, peut-être pendant la période des Royaumes
Combattants (entre 443 et 221 avant J´esus-Christ), le texte comporte en effet quelques
références `a ces Royaumes Combattants. On ignore de mémé qui fut Sun Tzu : s’agit-il
d’un seul auteur ou de plusieurs ? (On remarque en effet que le texte comporte
parfois des : «Sun Tzu dit», et parfois des : «je dis»). Quoique en soit, on sent à la
lecture de l’Art de la Guerre qu’il y a derrière cet ouvrage une grande expérience et
une solide connaissance dans le domaine militaire.
Il ne s’agit pas simplement d’une série d’astuces, mais bien plutôt d’une philosophie
basée sur la surprise et la tromperie. L’Art de la Guerre est considéré comme l’un
des meilleurs livres de stratégie militaire, bien qu’il date d’une période très éloignée.
La traduction proposée ici est celle du père Amiot, un jésuite qui vécut en Chine au
18e siècle et fut un haut fonctionnaire de l’´Etat chinois ; elle date de 1772.
Les 13 articles sont ici propos´es dans leur intégralité. Cela constitue `a ma connaissance
une première en français sur Internet. Bonne lecture !




Sun Tzu dit : La guerre est d’une importance vitale pour l’´Etat. C’est le domainede la vie et de la mort : la conservation ou la perte de l’empire en dépendent ; il estimpérieux de le bien régler. Ne pas faire de sérieuses réflexions sur ce qui le concerne,
c’est faire preuve d’une coupable indifférence pour la conservation ou pour la pertede ce qu’on a de plus cher, et c’est ce que on ne doit pas trouver parmi nous.

Cinq choses principales doivent faire l’objet de nos continuelles méditations et de tous nos soins, comme le font ces grands artistes qui, lorsqu’ils entreprennent quelque
chef-d’oeuvre, ont toujours présent `a l’esprit le but qu’ils se proposent, mettent `a profit tout ce qu’ils voient, tout ce qu’ils entendent, ne négligent rien pour acquérir de nouvelles connaissances et tous les secours qui peuvent les conduire heureusement a leur fin.

Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nous ne
devons jamais perdre de vue : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement, la
discipline.

La doctrine fait naître l’unite de penser ; elle nous inspire une même maniéré de
vivre et de mourir, et nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans
la mort.

Si nous connaissons bien le temps, nous n’ignorerons point ces deux grands principes
Yin et Yang par lesquels toutes les choses naturelles sont formées et par lesquels
les ´Eléments reçoivent leurs différentes modifications ; nous saurons le temps de leur
union et de leur mutuel concours pour la production du froid, du chaud, de la sérénité
ou de l’intempérie de l’air.

L’espace n’est pas moins digne de notre attention que le temps ; étudions le bien,
et nous aurons la connaissance du haut et du bas, du loin comme du près, du large
et de l’étroit, de ce qui demeure et de ce qui ne fait que passer.

J’entends par commandement, l’équité, l’amour pour ceux en particulier qui nous
sont soumis et pour tous les hommes en général ; la science des ressources, le courage
et la valeur, la rigueur, telles sont les qualités qui doivent caractériser celui qui
est revêtu de la dignité de général ; vertus nécessaires pour l’acquisition desquelles
nous ne devons rien négliger : seules elles peuvent nous mettre en état de marcher
dignement `a la tête des autres.


Aux connaissances dont je viens de parler, il faut ajouter celle de la discipline.
Posséder l’art de ranger les troupes ; n’ignorer aucune des lois de la subordination
et les faire observer `a la rigueur ; Etre instruit des devoirs particuliers de chacun de
nos subalternes ; savoir connaitre les différents chemins par o`u on peut arriver `a un
même terme ; ne pas dédaigner d’entrer dans un détail exact de toutes les choses
qui peuvent servir, et se mettre au fait de chacune d’elles en particulier. Tout cela
ensemble forme un corps de discipline dont la connaissance pratique ne doit point
échapper a la sagacité ni aux attentions d’un général.

Vous donc que le choix du prince a place a la tête des armées, jetez les fondements
de votre science militaire sur les cinq principes que je viens d’etablir. La victoire
suivra partout vos pas : vous n’éprouverez au contraire que les plus honteuses défaites
si, par ignorance ou par présomption, vous venez a les omettre ou a les rejeter.
Les connaissances que je viens d’indiquer vous permettront de discerner, parmi
les princes qui gouvernent le monde, celui qui a le plus de doctrine et de vertus ; vous
connaîtrez les grands g´en´eraux qui peuvent se trouver dans les diff´erents royaumes,
de sorte que vous pourrez conjecturer assez surement quel est celui des deux antagonistes
qui doit l’emporter ; et si vous devez entrer vous-mˆeme en lice, vous pourrez
raisonnablement vous flatter de devenir victorieux.

Ces mêmes connaissances vous feront prévoir les moments les plus favorables, le
temps et l’espace étant conjugués, pour ordonner le mouvement des troupes et les
itinéraires quelles devront suivre, et dont vous réglerez a propos toutes les marches.
Vous ne commencerez ni ne terminerez jamais la campagne hors de saison. Vous
connaîtrez le fort et le faible, tant de ceux qu’on aura confies a vos soins que des
ennemis que vous aurez a combattre. Vous saurez en quelle quantité et dans quel
état se trouveront les munitions de guerre et de bouche des deux armées, vous distribuerez
les récompenses avec libéralité, mais avec choix, et vous Epargne pas
les châtiments quand il en sera besoin.

Admirateurs de vos vertus et de vos capacités, les officiers généraux places sous
votre autorité vous serviront autant par plaisir que par devoir. Ils entreront dans
toutes vos vues, et leur exemple entraînera infailliblement celui des subalternes, et
les simples soldats concourront eux-même de toutes leurs forces à vous assurer les
plus glorieux succès.


Estime, respecte, chéri des vôtres, les peuples voisins viendront avec joie se ranger sous les étendards du prince que vous servez, ou pour vivre sous ses lois, ou pour obtenir simplement sa protection.

Egalement instruit de ce que vous pourrez et de ce que vous ne pourrez pas, vous ne formerez aucune entreprise qui ne puisse etre mené `a bonne fin. Vous verrez, avec la mémé pénétration, ce qui sera loin de vous comme ce qui se passera sous vos
yeux, et ce qui se passera sous vos yeux comme ce qui en est le plus ´ éloigne. Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos ennemis pour attirer les mécontents dans votre parti en ne leur ménageant ni les promesses, ni les dons, ni les récompenses.



Si vos ennemis sont plus puissants et plus forts que vous, vous ne les attaquerez
point, vous éviterez avec un grand soin ce qui peut conduire a un engagement général ;
vous cacherez toujours avec une extrême attention l’´etat o`u vous vous trouverez.
Il y aura des occasions ou vous vous abaisserez, et d’autres ou vous affecterez
d’avoir peur. Vous feindrez quelquefois d’ˆetre faible afin que vos ennemis, ouvrant
la porte a la présomption et `a l’orgueil, viennent ou vous attaquer mal a propos, ou
se laissent surprendre eux-mˆemes et tailler en pièces honteusement. Vous ferez en
sorte que ceux qui vous sont inférieurs ne puissent jamais pénétrer vos desseins. Vous
tiendrez vos troupes toujours alertes, toujours en mouvement et dans l’occupation,
pour empêcher qu’elles ne se laissent amollir par un honteux repos.
Si vous prêtez quelque int´erˆet aux avantages de mes plans, faites en sorte de créer
des situations qui contribuent a leur accomplissement.

J’entends par situation que le général agisse a bon escient, en harmonie avec ce
qui est avantageux, et, par l`a-même, dispose de la maîtrise de l’equilibre.
Toute campagne guerrière doit ˆetre r´egl´ee sur le semblant ; feignez le d´esordre,
ne manquez jamais d’offrir un appât a l’ennemi pour le leurrer, simulez l’inferiorite
pour encourager son arrogance, sachez attiser son courroux pour mieux le plonger
dans la confusion : sa convoitise le lancera sur vous pour s’y briser
.
Hâtez vos préparatifs lorsque vos adversaires se concentrent ; l`a ou ils sont puissants,
évitez-les.


Plongez l’adversaire dans d’inextricables épreuves et prolongez son épuisement
en vous tenant a distance ; veillez a fortifier vos alliances au-dehors, et a affermir vos
positions au-dedans par une politique de soldats-paysans.

Quel regret que de tout risquer en un seul combat, en négligeant la stratégie
victorieuse, et faire dépendre le sort de vos armes d’une unique bataille !





Lorsque l’ennemi est uni, divisez-le ; et attaquez la ou il n’est point prépare, en surgissant lorsque ne vous attend point. Telles sont les clefs stratégiques de la victoire, mais prenez garde de ne point les engager par avance. Que chacun se représente les évaluations faites dans le temple, avant les hostilités,comme des mesures : elles disent la victoire lorsqu’elles d´emontrent que votre force est supérieure a celle de l’ennemi ; elles indiquent la défaite lorsqu’elles démontrent qu’il est inférieur en force.

Considérez qu’avec de nombreux calculs on peut remporter la victoire, redoutez
leur insuffisance. Combien celui qui n’en fait point a peu de chances de gagner !
C’est grâce `a cette méthode que j’examine la situation, et l’issue apparaîtra clairement.


Les idées de L'Art de la guerre ont été reprises et adaptées par différents auteurs pour la stratégie et notamment la stratégie d'entreprise.

ceci est seulement  la première partie de l' article, C'est beau la guerre :S:S
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