23 avril 2013

L'arbre de vie celui qui a guéri du scorbut l’équipage de Jacques Cartier.




Au XVIe siècle, apparaît un nouvel arbre de vie; il vient d’Amérique du Nord et des Amérindiens.

L’arbre de vie fait partie de mythologies millénaires. On le trouve dans presque toutes les cultures et toutes les religions, généralement associé à la création du monde. Or, au XVIe siècle, apparaît un nouvel arbre de vie; il vient d’Amérique du Nord et des Amérindiens.

Ce livre raconte l’histoire de cet arbre dont, au fil du temps, on a perdu la connaissance des vertus curatives, le nom et l’identité.

L’arbre auquel il est ici fait référence est celui qui a guéri du scorbut l’équipage de Jacques Cartier, le découvreur du Canada, à l’hiver 1536. En avril de cette année, sur 110 hommes d’équipage, 25 sont morts et 40 cas sont désespérés. Aux corps couverts de plaies sanguinolentes, aux gencives pourries et aux dents déchaussées s’ajoute une faiblesse généralisée si grande qu’elle prive des forces suffisantes pour enterrer les morts.

En désespoir de cause, le chef de l’expédition expose une image de la Vierge, organise une messe, fait procéder à une autopsie et promet de faire un pèlerinage si ses hommes guérissent de la maladie.

Jacques Cartier rencontre par hasard Domagaya, le fils du chef amérindien de Stadaconé (Québec), en bonne santé, alors qu’il l’avait vu affecté d’un mal semblable une semaine plus tôt. Il a recours à la ruse pour cacher la vulnérabilité de sa troupe. Prétextant la maladie de son serviteur, Cartier s’enquiert du remède utilisé par Domagaya. L’Amérindien lui indique un arbre dont les rameaux, pilés et mélangés à l’eau, permettent une guérison rapide. Il envoie deux femmes accompagner Jacques Cartier pour cueillir des feuilles et de l’écorce de l’arbre et pour lui indiquer comment les faire bouillir. En six jours, le savoir-faire amérindien guérit totalement les membres de l’équipage, même ceux atteints de vérole depuis plusieurs années.

Jacques Cartier ramène au roi François 1er, à son château de Fontainebleau, des semences
de cet arbre miraculeux. Sous le nom d’ « arbor vitae » ou d’arbre de vie, l’arbre connaît
alors une diffusion fulgurante en Europe. On le retrouve bientôt dans la majorité des
jardins botaniques. Cependant, un défaut de transmission de l’information entraîne une
confusion générale. Très tôt, la raison de l’appellation et l’identité de l’espèce concernée
sont oubliées. On en vient à estimer que le nom de cet arbre tient probablement au fait
que son feuillage est toujours vert, signe d’immortalité. Le nom amérindien, lui, disparaît
complètement.

De nombreuses recherches ont été menées afin d’identifier cet arbre miraculeux.
L’opinion la plus répandue est à l’effet qu’il s’agit du Thuya occidentalis, le cèdre blanc d’Amérique. Cette hypothèse s’accorde mal toutefois avec des éléments descriptifs précis. Le cèdre fait partie de l’énumération des espèces répertoriées dans les récits des explorateurs, dont ceux de Cartier. Si le découvreur avait reconnu l’arbre concerné, il l’aurait sans doute nommé d’après son appellation commune. De même, il n’aurait vraisemblablement pas pris la peine d’en ramener en France. Or, signe de méconnaissance ou de nouveauté, la seule espèce d’arbre à laquelle Jacques Cartier
accole un nom amérindien est l’annedda. Enfin, cet « arbre de vye qui porte médecine »,
relate le pilote de sa troisième expédition, possède une « gomme blanche comme neige »;
ce qui discrédite sérieusement l’hypothèse du Thuya.

Les publications des naturalistes européens à cette époque, en particulier celles de Pierre
Belon, Charles de l’Écluse, Rembert Dodoens et P.-A. Mattioli permettent de comprendre
la confusion et la diversité des interprétations relatives à l’identité de l’arbre de vie. Ces
malentendus persistent d’ailleurs encore de nos jours, même dans les plus grands
ouvrages de vulgarisation scientifique. À l’inverse, les témoignages des acteurs français
en Amérique du Nord, en contact étroit avec les Amérindiens, montrent à l’évidence et de
façon unanime qu’il s’agit du sapin baumier.


La pharmacopée moderne a d’ailleurs redécouvert et validé les propriétés thérapeutiques de ce conifère. Les analyses en foresterie, ethnobotanique, pharmacologie et biochimie menées au cours des siècles suivants et jusqu’à nos jours corroborent ainsi cette identification tout en éclairant le processus de guérison du scorbut. Les substances ascorbutiques dans les conifères servent à préserver le collagène qui imperméabilise la paroi interne des plus fins vaisseaux sanguins.

Cependant, plus aucun rapport n’est établi avec l’arbre de vie ou avec l’arbre qui a guéri du scorbut l’équipage de celui qui est considéré comme le découvreur du Canada. Redonner à cet arbre son nom amérindien, reconstituer son identité et rappeler ses vertus, c’est reconnaître aux Premières Nations d’Amérique du Nord leur apport à la civilisation occidentale.

Jacques Mathieu
Université Laval
Janvier 2010

22 avril 2013

Biodiversité autochtone en Terres Sibériennes



Des images et des hommes

Étudier aujourd’hui les sociétés arctiques en cette
année polaire ?

Alors que se formulent des questionnements majeurs sur l’évolution de la planète et le
devenir de nos sociétés contemporaines, ce regard considère notre passé, notre présent
et notre avenir. Notre passé : ces sociétés qui se sont développées dans un contexte environnemental très proche de celui qu’ont connu les sociétés de la fin du Paléolithique en Europe, tant en ce qui concerne ses richesses que ses contraintes, nous permettent de voir le réalisé et illustre le possible, pour une démarche archéologique qui ne peut qu’imaginer le probable. L’apport est immense, et il concerne tant le matériel que l’immatériel, les réponses techniques et leur organisation que la vision du
monde et la spiritualité. Notre présent : jamais le caractère convenu de cette notion n’a été aussi avéré. Sociétés nées dans ces milieux aux conditions extrêmes et Sva pour lesquelles survie rime avec adaptabilité, lba rd elles allient robustesse et précarité de leur équilibre. Les voir aujourd’hui c’est enregistrer un passé à la richesse exceptionnelle qui disparaît inéluctablement, c’est constater les mutations rapides qu’elles connaissent, leurs modalités et leurs impacts, c’est se poser la question de leur devenir immédiat alors que c’est aujourd’hui bien l’homme qui est responsable des modifications majeures du milieu avec lequel elles


“ La Sibérie permet l'exploration grandeur nature des
relations étroites qu'entretiennent différents groupes
culturels avec leur environnement dans un mode de vie
encore fortement marqué par la mobilité. „

doivent maintenir leur équilibre, mais aussi descontraintes sociales qui altèrent les schémas fonctionnels issus de l’équilibre au milieu.Notre avenir : car c’est bien probablement cet environnement polaire qui va être le premier et le plus affecté par l’évolution climatique de notre planète. C’est bien une transformation totale et massive de ce milieu, de ses ressources, qui peut intervenir très rapidement et donc une remise en cause tout aussi drastique de ces sociétés. Un éclairage aussi pour le devenir de nos sociétés, tout comme celui qu’elles ont pu nous fournir pour notre passé.

Et pour observer, comprendre, ce sont bien tout à la fois les Sciences de l’Environnement et les Sciences Humaines et Sociales qui ont été utilisées, conjointement, depuis leur spécialité propre, mais aussi par la lumière nouvelle qui naît des combinaisons et des confrontations de leurs apports. A ce titre aussi cette entreprise est remarquable et bien illustrative de ce que doit être aujourd’hui la manière de répondre aux
questions que pose la relation homme-milieu et son devenir.

M. Robert CHENORKIAN

Directeur scientifique adjoint au département scientifique « Homme et
société » et, à titre secondaire, au département scientifique « Environnement
et développement durable »

ALÉOUTES ,YUPIK, ATHABASCANS (ÉTATS-UNIS) ,INUPIAT ,GWICH'IN

INUVIALUIT ,INUIT  ,KORIAKS, YUPIK(ESKIMO),TCHOUVANES

TCHOUKTCHE ,IOUKAGHIRS ,IAKOUTES

DENE/MÉTIS ,NGANASSANES

INUIT ,EVENKS ,DOLGANES

ENÈTSES ,NÉNÈTSES ,KHANTES ,NÉNÈTSES ,SAAMES

Saami Council (SC) Russian Association of Indigenous
Peoples of the North (RAIPON) ,Aleut International Association (AIA) ,Inuit Circumpolar Conference (ICC) ,Gwich'in Council International (GCI) ,Arctic Athabaskan Council (AAC)

Sont figurés sur cette carte les peuples du nord.
ROYAUME- HOLLANDE
IRELAND, LITUANIE, BIÉLORUSSIE, UKRAINE ,MOLDAVIE, SAAMES FINLANDE ,SUÈDE ,NORVÈGE ,ESTONIE ,LETTONIE ,POLOGNE ,ALLEMAGNE



“ Tous Sibériens tous différents „


Si nous ne percevons que l'homogénéité des
populations polaires, celles-ci savent afficher
leurs différences.


la Sibérie ne connaît que deux saisons : un hiver rigoureux de 8 mois et une belle saison de 4 mois.
Pendant l'été, l'eau courante ou stagnante est extrêmement présente et accompagnée de nuées de moustiques, tandis que pendant l'hiver, elle n'est présente que sous forme de neige ou de glace.

Dans ce vaste territoire, où elles évoluent depuis des siècles, les populations autochtones sesont adaptées tant biologiquement que culturellement. Qu'il s'agisse de leurs proportions corporelles ou de leur capacité à consommer de grandes quantités de graisse, ces populations répondent toutes de la même manière aux conditions extrêmes qui sont les leurs.

En revanche, sur un fond commun qui traduit des réponses aux contraintes environnementales, ces populations ont développé une diversité des cultures qui s'exprime tant au niveau technique que symbolique.


Là, au Taïmyr, une femme
affiche son identité dolgane
dans le décor perlé de son
manteau. Sa voisine, à droite,
se marque Nganassane par
le décor en patchwork de
peau de renne.


La diversité culturelle sibérienne



Étudier les peuples du Nord c'est avant toutechose les définir, or la classification des différentes ethnies des régions boréales est une entreprise malaisée.

Dans cet imbroglio ethnique, un plan directeur certes faillible mais qui a le mérite d'établir des repères est celui de la classification linguistique.

L'étude socio démographiquedes populations sibériennes est complexe

Les documents administratifs ne sont que peu ou pas disponibles. Les ethnies y sont plus ou moins détaillées, les populations autochtones mentionnées sans distinction ou avec pléthore d’informations. Par ailleurs, de nombreux villages ont été fermés, déplacés, fusionnés au grès de l'établissement des diverses formes de coopératives ( sovkhozes ou kolkhozes).

Seule une étude approfondie s'appuyant sur es généalogies permet alors de comprendre la structure et l'évolution de ces populations, mais cela demande de longs séjours sur le terrain et un esprit critique. En effet, « l' ethnicité », dans cette région comme dans d'autres de la fédération de Russie est un enjeu politique :
elle assure l'accès aux ressources et à l'éducation. Il n'est pas rare qu'un individu change d'ethnie
au cours de sa vie ou que les membres d'une même famille se déclarent d'ethnies différentes.
De plus, l'étude des généalogies amène à un constat fondamental : la « multi-ethnicité ».

Associé au mode de vie et à la distribution géographique, il permet de définir les ethnies mais aussi des familles ou groupes familiaux. Il est alors possible de rechercher des liens de parenté, c'est-à-dire l'ancienneté de l'origine commune des populations et l'intensité des échanges qu'elles ont connus au cours du temps.

L'ethnolinguistique

La classification et la distribution géographiquedes langues sibériennes témoignent d'un processus constant de migrations.

Les populations aborigènes ont été progressivement refoulées sur leurs marches par les nouveaux arrivants. Ainsi, l'immigration des peuples altaïques originaires d'Asie centrale (Toungouses, Iakoutes, etc.) a provoqué l'éclatement de l'ensemble ouralo-sibérien en Finno-Ougriens et Samoyèdes à l'ouest, et en Ioukaghirs, Eskaléoutes et Tchouktcho-Kamtchadals à l'est. Les contacts prolongés entre autochtones et allochtones ont engendré des phénomènes complexes d'emprunts réciproques, d'acculturation, de métissage, voire d'assimilation.

Le maintien des règles de mariage et d'alliance a engendré une différenciation des divers
groupes. En effet, les mutations qui se sont produites chez un ancêtre sont transmises aux
descendants de son groupe, et plus rarement aux populations voisines lors du métissage.
Ces mutations permettent de comparer les populations entre elles et de mieux saisir les
processus de migrations à l'origine du peuplement de la Sibérie, mais aussi d'autres régions telles que les Amériques.

Ainsi, les données génétiques montrent que les Sibériens actuels ne seraient pas les descen-
dants des migrants qui auraient traversé ledétroit de Béring il y a au moins 12 000 ans
pour peupler les Amériques. Leur présence en Sibérie relève de diverses migrations plus tardives, datant de la période post-glaciaire.


Métissage et peuplement

La multi-ethnicité traduit une situation de métissage qui n'est en rien récente, même s'il ne fait nul doute que le développement des moyens de transport et les restructurations opérées à compter des années 1940 et 1960
ont accéléré ce processus.

Si les généalogies permettent de retracer l'histoire récente des populations (remontant parfois à la fondation de certains villages depuis l'arrivée des cosaques il y a 350 ans), la génétique s'avère être un outil complémentaire pour l'étude des périodes antérieures.

En Sibérie, comme dans de nombreuses régions du monde les échanges entre populations voisines
ont abouti à un profil de différenciation corrélé à la distance géographique : les populations
géographiquement les plus proches sont celles qui partagent le plus de points communs au niveau
génétique. Seules les populations du Nord-Est, constituées de petits groupes, apparaissent ici comme plus isolées des autres régions.


Des populations adaptées

“ C'est cette symbiose entre l'homme et l'animal qui rend possible la
présence humaine à de telles latitudes. „

“ Nul ne confondra un
Sibérien, un Français ou
un Massai… „


Le morphotype

Cette différence est le résultat d'une longue adaptation à des environnements aux contraintes extrêmes et opposées. A volume et poids identique, un individu robuste de petite
taille présente une surface cutanée nettement plus faible, limitant ainsi l'intensité des échanges entre l'organisme et le milieu environnant et, donc, la perte de chaleur. Santé et comportements alimentaires Les comportements alimentaires ont des implications directes sur l'état sanitaire des populations.
Ils sont conditionnés par l'environnement et la culture. En Sibérie, la disponibilité des ressources carnées et végétales est fonction des latitudes et des saisons. Au faible choix offert par le milieu s'ajoutent les tabous ou, au contraire, la valorisation.

Une grande partie de l'alimentation provient de l'exploitation du renne ou du cheval. Le poisson constitue un complément essentiel, qui peut devenir majoritaire, mais, malgré cela, sa consommation n'est pas valorisée. La part du végétal est dans l'ensemble assez faible.

À cela s'ajoutent les modalités de consommation : l'importance du cru qui expose à des risques d'infection parasitaire, par exemple. Quant à la forte présence de la cuisson par bouillons, elle relève de contraintes environnementales (combustible …), mais surtout répond au souci de ne rien perdre des graisses animales.


Les adaptations au froid

Les populations évoluant en milieu froid développent d'une part des réponses culturelles (vêtement, feu mais aussi comportement alimentaire), d'autre part des réponses biologiques. Ces dernières peuvent être appréciables à différentes échelles, celle de l'individu ou de la population, et à différents niveaux biologiques.



Le goût : un exemple d'adaptation génétique

Les enquêtes mondiales ont montré que la proportion de personnes peu ou pas sensible sà la saveur amère (non-goûteurs) varie d'une population à l'autre et selon l'environnement.
En effet, plus la végétation est riche et variée plus le nombre d'individus non-goûteurs diminue.

S’il s'agit d'un principe général il convient toute- fois de demeurer prudent ! Quelques plantes toxiques ne sont pas amères comme nos fameuses amanites tue-mouche…

Une explication est que les plantes toxiques pour l'Homme présentent souvent un goût amer. Ainsi, dans un environnement où ces plantes sont présentes, les non-goûteurs, insensibles à cette saveur amère, ne détecteront pas le poison et ont plus de risque de décéder. A l'inverse, en Sibérie où ces plantes sont rares,
les non-goûteurs maintiennent une très bonne espérance de vie.




Graisse et substantifique
moelle

Le renne est un animal adapté aux milieux extrêmes. La qualité de sa graisse est la condition même de sa survie et de celle des populations sibériennes. La graisse présente dans les tissus osseux et récupérée dans des bouillons est la dernière ressource énergétique dont dispose l'homme pour affronter les disettes hivernales.



Outre une consommation importante de protéines, une surconsommation de lipides répond aux besoins de faire face aux fortes dépenses énergétiques auxquelles se trouve soumis l'organisme humain. Au-delà de la
satisfaction des besoins fondamentaux, la consommation d'aliments gras est devenue un réel plaisir gustatif. La moelle des métapodes, riche en oméga 3, est praticulièrement appréciée. L'importance attribuée à la graisse est soulignée par la variété du vocabulaire qui la désigne et par sa présence dans la majorité des rituels.

Mobilité


Pendant les huit mois d’hiver, chaque famille nomadise seule avec son troupeau, région de Sopotchnoye, Taïmyr, mars 1996, © Système Renne



Flexibilité de la composition des groupes

Le taux de fonte du pergélisol conditionne ldéveloppement du couvert végétal, et par-là
même la capacité d'accueil des environnements aux différentes saisons.


La mobilité des troupeaux permet de ne pas
épuiser une végétation fragile qui ne pousse,
en toundra, que de 3 mm par an. Les modes
de vie des hommes s'adaptent aussi à ces
variations et leur mobilité, comme la compo-
sition des groupes, témoignent d'une exploita-
tion raisonnée des territoires.

À la belle saison, si la circulation

est entravée par les nombreux cours d'eau, la
mobilité du troupeau est importante. Les familles se regroupent pour nomadiser ensemble par fréquentes et courtes étapes. C'est le moment d'une vie à l'extérieur de l'habitation, d'activités collectives, d'une intensification des liens sociaux, en même temps que se préparent les réserves hivernales.

La mobilité, à cause mais aussi grâce au renne

La mobilité est permise par les rennes qui peuvent être attelés en nombre variable, en fonction de la charge à tirer. Ils sont plus ou moins montés et bâtés selon

les groupes et selon les variétés de l'espèce renne (Rangifer tarandus). Chiens et motoneiges sont utilisés dans certaines occasions.

Tente dite « Tchoum », région d’Atchaïvaïam,
nord Kamtchatka, printemps 2001, © Système Renne



Un habitat adapté



De nombreuses formes d'habitations mobiles servent ce mode de vie : le tchoum conique, la iaranga en dôme, la palatka ou tente carrée , le balok (structure parallélépipédique en bois montée sur patin, sur laquelle est tendue une couverture en peau de renne)…

Rassemblement d’éleveurs au printemps : il s’agit de marquer les jeunes de l’année, séparer les femelles allant mettre bas, castrer certains mâles, région d’Atchaïvaïam, Nord Kamtchatka

Durant l'hiver,

les cours d'eau gelés constituent d'importantes voies de circulation, mais la mobilité des troupeaux est faible car les animaux doivent creuser la neige du sabot pour trouver quelques lichens. Les familles circulent isolément par étapes plus longues et moins fréquentes. Les hommes pratiquent des chasses de piège pour les animaux à fourrure et quelques chasses de traque à gibier diversifié. Mais surtout, hommes et bêtes vivent sur leurs réserves.

Montage d'une Iaranga


Maîtresse de maison dolgane accrochant aux parois du balok ce qui ne craint rien en préparation
d’une mobilité, région du fleuve Popigaï, Taïmyr, automne 1995, © Système Renn

Autour de l'habitation, tout ce que possède la famille est emballé sur des traîneaux de charge, parfaitement
identifiés. Chaque objet ou vêtement sera sorti en fonction des besoins.


Pose des arceaux de la voûte qui ont été courbés au feu et préparation de la couverture

Saisonnalité et habitat :
ethnologie sibérienne

L'observation des campements montre que, dans tous les groupes, les nomades ont une habitation d'hiver et une habitation d'été. Elles diffèrent, entre autres, par la qualité de la couverture.

Dans la tente, une litière de branchage protègera du froid. Celle-ci est retournée au moment du départ pour
vérifier que rien ne s'y est perdu. Balok d'automne dont la couverture est juste maintenue par des pierres,
région du fleuve Popigaï, Taïmyr

L'habitation d'été sera flottante ou juste maintenue par quelques pierres, facilitant le passage entre le dedans et le dehors où se déroule l'essentiel de la vie.

Levée de camps mettant en évidence le bourrelet de neige extérieur, région d'Atchavaïam, Kamtchatka.

L'habitation d'hiver sera maintenue au sol par un bourrelet de neige hermétique pour la tente, ou clouée à un plancher pour le balok.

Des peuples du présent
aux peuples du passé

L'ensemble des connaissances acquises auprès des populations sibériennes actuelles nous aide à interpréter une partie de notre histoire. L'exemple de Pincevent (Seine et Marne), site occupé par des nomades magdaléniens venus chasser le renne il y a 12 000 ans sur les bords de Seine, illustre bien cette démarche.
Les connaissances ethnologiques permettent de confirmer et d'enrichir l'interprétation des données archéologiques.

Le constat

• Dents de renne et de cheval
indiquant des chasses de
novembre à mai
• Une seule habitation
• Semis de vestiges de petite
taille nettement délimité,
se répartissant selon un plan
circulaire autour d'un foyer
central
• Zones extérieures de rejets de
nettoyage et quelques postes
d'activité

Apport de l'ethnologie à des
questions archéologiques

Il apparaît que les Magdaléniens, comme les nomades sibériens, avaient deux habitations : une légère pour la belle saison permettant une grande mobilité, une plus lourde et plus grande pour l'hiver allant avec une plus faible mobilité.

Comment interpréter l'absence de pierres arrimant la couverture ? L'observation ethnologique montre qu'un bourrelet de neige est, l'hiver, systématiquement utilisé pour calfeutrer l'habitation et qu'un grand soin est
apporté à sa mise en place. Une branche fichée dans de la neige solidifiée suffit aussi à solidement
arrimer un cable.

Comment interpréter le semis de petits vestiges qui marque l'ensemble du fond de sol ?
Cette nappe diffuse suggère, comme le pratiquent les Koriaks, la présence d'une litière qui aurait isolé
du froid et de l'humidité et dans laquelle se seraient infiltrés les déchets. Ainsi, l'abondance des coquil-
lages traduit sans doute que l'hiver était propice à une activité de fabrication de parures, mais il est aussi vraisemblable que la très petite dimension des éléments travaillés faisait qu'ils échappaient facilement des mains pour se perdre dans la litière.

“ Hiver „

L'interprétation

• Longue occupation d'hiver
• Chasses de traques individuelles
pour un approvisionnement à
court terme
• Une habitation isolée en raison des
difficultés d'approvisionnement
• Une couverture épaisse sur une
structure solide couvrant une
large surface
• Vie à l'intérieur

Les Autochtones du Japon : Les Aïnous


Personnellement, Le mot '' Aïnous''  ressemble beaucoup mot '' Innu'' ...coincidence?

 De plus, une photo ressemblant étrangement à une femme innue du XIII siècle ci-dessous



TEMOIGNAGE

« Je viens d’un autre Japon »

Tout en vivant à Corcelles, Kaori Tahara- Dallais a entamé une carrière politique au Japon, où elle est devenue la première femme politicienne aïnoue d’envergure nationale. Elle représente une minorité ethnique méconnue et longtemps discriminée.

« Je suis d’origine aïnoue, une population autochtone qui vit depuis des milliers d’années sur l’île d’Hokkaido, où je suis née, et qui a été victime d’une politique d’assimilation radicale de la part du gouvernement central », raconte Kaori

Tahara de sa voix calme et posée. Cette habitante de Corcelles, connue dans son pays d’origine en raison de son engagement politique, est issue d’une famille influente, impliquée dans la défense des droits et de la culture aïnous, une population victimes de nombreuses discriminations et humiliations au fil de son histoire. « Aujourd’hui, beaucoup d’Aïnous ont honte de révéler leur origine ethnique et de nombreuses pratiques culturelles ont disparu. J’ai vu la dernière femme ayant les lèvres tatouées de manière traditionnelle lorsque j’étais au lycée et même ma grand-mère ne parlait plus la langue», raconte cette femme qui a été élevée comme n’importe quelle Japonaise, portant les mêmes habits, parlant la même langue et suivant la même scolarité que ses compatriotes. En revanche, son enfance a été ponctuée de cérémonies, auxquelles ses camarades de classes n’assistaient pas : des rituels pour célébrer la nouvelle année, la construction d’une maison ou la chasse d’un ours, animal encore présent sur l’île d’Hokkaido et vénéré par les Aïnous. « A la maison, on m’a transmis une autre manière de voir le monde. Pour nous, tout est habité par le divin, même un chat ou une chaise ! Cela mène à un grand respect
envers toute chose. »

Aujourd’hui, Kaori est devenue une « ambassadrice » de son peuple au niveau international et académique, publiant régulièrement des articles sur la langue de ses ancêtres et le mouvement mondial des populations autochtones. Depuis très jeune, elle a été attirée par d’autres ethnies minoritaires, notamment par les Amérindiens, qui la fascinaient. « Pour
moi, ma culture d’origine était trop banale, elle faisait partie de moi, de mon quotidien », raconte Kaori. Après avoir étudié l’histoire et la pédagogie à l’université de Sapporo, la jeune femme a souhaité partir à Toronto, afin de perfectionner son anglais et suivre une
formation consacrée aux peuples indigènes.

Représentante indigène à l’ONU

Mais ses projets ont été mis à mal, une semaine à peine après son arrivée au Canada. L’étudiante japonaise a dû quitter le campus pour partir représenter les Aïnous aux Nations Unies, à l’occasion d’un stage de six mois. « J’avais postulé sans trop y croire et sous la pression d’amis de la famille. Je n’avais pratiquement aucune chance d’être choisie. Il y avait plus de 300 candidats pour 4 places. Je m’étais inscrite pour qu’on me fiche la paix », avoue Kaori qui s’est ainsi retrouvée à Genève auprès de trois autres
stagiaires d’origine indigène, un Indien d’Amazonie, un Adivasi d’Inde et un Nenet de Russie, formés pour devenir de futurs leaders. « C’était intéressant mais je n’avais pas envie d’être là », confie Kaori
qui a passé un premier été déprimant en Suisse dans la grisaille et sous la pluie. « Je rêvais de retourner à Toronto et reprendre la vie que j’avais choisie. » Et pourtant, la jeune femme finira par s’installer définitivement en territoire helvétique, et ce à cause d’un anthropologue genevois, Philippe Dallais, qui deviendra son époux. « Nous nous connaissions d’Hokkaido, où il avait fait des fouilles et des recherches ethnologiques. Il parlait un peu le japonais et s’intéressait aux Aïnous. Lorsque je suis arrivée à Genève, il m’a montré les lieux et nous nous sommes rapprochés», sourit Kaori, désormais installée avec lui à Corcelles, dans un appartement niché dans une ancienne maison vigneronne. Mais Kaori a toujours gardé des liens très forts avec le Japon, retournant sur l’archipel de son enfance tous les deux mois, tout en préparant un master sur Paris. « Je n’ai pas trouvé d’université en Suisse qui me permettait d’étudier en sciences sociales un sujet « périphérique » comme je voulais le faire », raconte la chercheuse qui a écrit une thèse en français sur l’histoire des Aïnous et la colonisation japonaise d’Hokkaido, un texte qui sera publié à 4000 exemplaires au Japon.



Politicienne hors norme

En parallèle, cette femme d’une trentaine d’années a entamé une carrière politique au Pays du soleil levant, ce qui explique notamment ses nombreux allers-retours
entre Corcelles et Sapporo. En 2007, elle a récolté plus de
600 000 voix lors des élections au Sénat nippon, et ce en tant qu’indépendante ! Bien qu’elle ait manqué de peu l’accession à l’un des deux sièges réservés aux représentants d’Hokkaido et
de ses cinq millions et demi d’habitants, elle a réussi à susciter l’enthousiasme bien au-delà de sa communauté d’origine, devenant une figure importante de la politique japonaise, et la première politicienne aïnoue de cette envergure.

Il y a un an, Kaori a donné la vie à un petit garçon. Depuis, elle a réduit la cadence de ses voyages au Japon, tout en continuant néanmoins à enseigner au sein de l’Université des études internationales à Tokyo. « J’ai demandé à ce que mes cours puissent être donnés en bloc, ce qui me permet de diminuer les allers-retours », précise-t-elle. Il y a quelques mois, la discrète Japonaise de Corcelles a fait la

Une d’un des plus grands quotidiens nationaux du Japon. Le journaliste est venu
de Tokyo pour la rencontrer et entendre son analyse politique dans le cadre des
dernières élections nationales. En Suisse, Kaori apprécie son anonymat. La vie est
plus tranquille et le téléphone sonne moins souvent...

Cette rubrique, soutenue par le Service de la cohésion multiculturelle neuchâtelois, se
veut un apport constructif dans la compréhension interculturelle et souligne
la diversité de la communauté étrangère neuchâteloise.

Valérie Kernen


Les Aïnous en bref

Territoire ancestral: Nord du Japon et extrême Est de la Russie.
Population : estimée à 150 000 personnes.
Mode de vie traditionnel : chasse, pêche,
cueillette et agriculture.

Langue : la langue aïnoue a pratiquement
disparu, son origine reste mystérieuse et
certains militent pour qu’elle soit reconnue
comme langue nationale au Japon.

Croyances : animisme, avec le feu et
l’ours comme divinités importantes.

Aujourd’hui, beaucoup d’Aïnous sont de
confession bouddhiste, shintoïste ou
chrétienne.

Histoire: Les Aïnous sont reconnus
comme étant les descendants des premiers
habitants du Japon, d’abord présents sur
tout l’archipel, ils sont localisés au 7e
siècle sur les îles d’Hokkaido, de
Sakhaline, les Kouriles et au sud du
Kamtchatka. 1868 :

le Japon impérial

commence la colonisation d’Hokkaido,
assimilant de force les Aïnous, confisquant
leurs terres et interdisant leurs pratiques
culturelles. La langue, la pêche au saumon,
les enterrements et les mariages rituels,
ainsi que les tatouages des femmes autour
de la bouche sont restés interdits jusqu’en
1997, année de la promulgation de la Loi
pour la Promotion de la Culture des Aïnous
au Japon. 2008 : reconnaissance par le
gouvernement des Aïnous comme peuple
autochtone. La plupart des Aïnous
assimilés souffrent de discrimination,
vivent dans des conditions précaires,
inférieures à la moyenne japonaise.

Tout comme les autochtones partout dans le monde.

Liste des idées reçues ( hors-série )

Histoire contemporaine
Albert Einstein n'a jamais eu de difficultés en mathématiques à l'école. Après avoir vu un article prétendant cela il a déclaré qu'avant l'âge de 15 ans il maitrisait déjà le calcul intégral et le calcul différentiel
Napoléon Bonaparte ne compensait pas sa petite taille par une soif de pouvoir, de guerres et de conquêtes. Napoléon était en réalité de taille moyenne pour son époque, lors de son autopsie on mesura sa taille qui était de 5 pieds, 2 pouces, 4 lignes, ce qui correspond à 1,687 m[14]. Napoléon était souvent vu aux côtés des hommes de sa Garde impériale, sélectionnés pour leur grande taille, ce qui aurait pu contribuer à la perception de lui comme d'un individu de petite taille. Une autre source d'erreur pourrait provenir de la propagande britannique qui aurait tenté de répandre des rumeurs infondées sur la petite taille de l'Empereur
Cuisine
Ajouter de l’huile aux pâtes lors de la cuisson ne les empêche pas de coller ; l’huile est une substance hydrophobique, donc insoluble, qui flotte à la surface de l’eau. Les pâtes n’entrent donc pas en contact avec l’huile. Elle peut cependant se déposer sur les pâtes pendant l’égouttage, bien que ceci empêche par la suite à la sauce d’y adhérer. La raison principale d’ajouter de l’huile est que cela empêche l’eau de déborder ou de former de l’écume
Placer des objets en métal à l’intérieur d’un four à micro-ondes n’endommage pas son électronique. Il existe cependant d’autres problèmes liés à la sécurité : un arc électrique peut se former sur les objets qui ne sont pas conçus pour cette utilisation, ou ils peuvent chauffer jusqu'à endommager la nourriture, la peau, ou l’intérieur du micro-onde. Certains plats en métal sont conçus pour être utilisés sans danger dans ce type de four
Science
Astronomie
La Grande Muraille de Chine n'est pas visible à l'œil nu de la Lune[30]. Cependant la muraille peut être visible depuis une orbite basse. L'astronaute américain Eugene Cernan affirme qu'on peut l'apercevoir à une distance de 160 à 320 km d'altitude[31]. D'après l’astronaute Leroy Chiao à l’issue de son séjour de six mois dans la station spatiale internationale, elle est bien visible depuis l'espace, par beau temps et à l'œil nu[32]. L'information, avec cliché à l’appui, a fait la une du quotidien China Daily, contredisant le taïkonaute Yang Liwei qui avait assuré, lors de son séjour spatial en 2003, n'avoir vu aucune trace de la muraille. La largeur de la muraille de Chine étant beaucoup trop petite[33] (voir la muraille de Chine depuis la Lune équivaut à regarder un cheveu de 20 cm d'une distance de 13 km) ; mêmes les autoroutes, beaucoup plus larges que laGrande Muraille, ne sont pas visibles de la Lune.
Les solstices et les équinoxes ne tombent pas forcément sur le 21 du mois en question. En effet, l'orbite terrestre étant elliptique, la vitesse de la terre dépend donc de sa position. En conséquence, les saisons ont une durée inégale. Ainsi, la nouvelle saison peut commencer un 19, 20, 21, 22, 23 ou 24.
Les météorites ne sont pas nécessairement brûlantes lorsqu'elles atteignent la surface terrestre. En fait, beaucoup de météorites sont retrouvées recouvertes de givre[34] alors que d'autres sont chaudes[35],[36]. Cela est du au fait qu'une météorite, ayant voyagé dans l'espace, est extrêmement froide. L'échauffement dû à l'entrée dans l’atmosphère n'affecte que quelques millimètres de la surface sur les météorites composées de pierre et jusqu'à un centimètre sur ceux composées de métal. De plus, la résistance de l'air peut ralentir les météorites jusqu'à leur vitesse finaleavant qu'ils ne touchent le sol, leur donnant le temps de refroidir.
Les trous noirs n’aspirent pas nécessairement toute la matière présente dans leur voisinage. Si, par exemple, le Soleil était remplacé par un trou noir de masse égale, les orbites des planètes n’en seraient pas affectées. La face cachée de la
Lune et sa face visible reçoivent en moyenne autant de lumière du Soleil l'une que l'autre. La face non-éclairée (qui est l'hémisphère qui n'est pas illuminé par le Soleil) ne correspond à la face cachée que lors d'une pleine lune.
Les différentes phases de la lune n’ont d’influence ni sur le comportement ou le métabolisme humain (tels que les insomnies, la repousse des cheveux, les accouchements, l’énervement, les crises d’épilepsie, etc.[39]), ni sur la pousse des légumes.Le fait que les marées soient provoquées par la lune a emmené les gens à croire que son effet se généralise à tout corps contenant de l’eau ; or, son effet gravitationnel n’est effectif que sur les grandes étendues de matière à l'état liquide, et pas nécessairement l’eau. De plus, le fait qu’elle soit plus ou moins éclairée par le soleil n’a pas d’effet sur son pouvoir d’attraction[40].Néanmoins, il est vrai qu’à l’époque précédant l’éclairage électrique, la forte luminosité de la pleine lune pouvait perturber le sommeil[41].
Biologie
Un ver de terre coupé en deux ne donne pas naissance à deux vers de terre. En réalité une seule partie peut éventuellement survivre selon la position de la coupure par rapport aux organes vitaux, qui sont la tête et les organes sexuels. Dans ce cas, il reconstitue en partie les anneaux manquants.
La mémoire des poissons rouges n'est pas limitée à quelques secondes. Le poisson rouge aurait une mémoire d'approximativement trois mois et serait sensible aux couleurs et aux sons[
Les éléphants en fin de vie ne cherchent pas à rejoindre un lieu précis pour mourir. Les cimetières d'éléphants sont un mythe apparu au XIXe siècle.
Les chauves-souris ne sont pas aveugles. Bien que la plupart des espèces de chauves-souris utilisent l'écholocalisation pour se déplacer et chasser, toutes les espèces ont des yeux et disposent du sens de la vue. De plus certaines espèces ne sont pas capable d'écholocalisation et ont une vue parfaitement adaptée aux conditions nocturnes (Mégachiroptères vs Microchiroptères
Les caméléons et les polychrotidae changent de couleur principalement pour réguler leur température ou comme une forme de communication et non pour se camoufler. Cependant, certaines espèces comme le Bradypodion taeniabronchum utilisent cette capacité pour se camoufler de manière efficace.
Invertébrés
Les mécanismes et l'aérodynamique du vol des bourdons ainsi que celui des autres insectes sont parfaitement connus, malgré l'idée reçue selon laquelle des calculs montrent que les bourdons ne devraient pas pouvoir voler. Dans les années 1930, l'entomologiste français Antoine Magnan a effectivement déclaré dans son livre Le Vol des Insectes qu'en théorie les bourdons ne devraient pas pouvoir voler. Plus tard Magnan réalisa son erreur et se rétracta. Cependant son hypothèse se généralisa au point de devenir l'idée reçue selon laquelle « les scientifiques pensent que les bourdons ne peuvent pas voler ».
Corps humain et santé
Réveiller un somnambule n'est pas dangereux. Bien qu'il puisse être désorienté et perdu pendant un court instant après son réveil cela ne lui cause pas plus de mal. En revanche, un somnambule peut facilement se blesser en trébuchant sur un objet ou en perdant l'équilibre. Ces blessures sont courantes chez les somnambules.
Le sang est toujours de couleur rouge, jamais bleu, même lorsqu'il circule dans les veines. En observant les veines au travers des peaux claires, le sang paraît bleu mais cela est dû à la peau qui agit comme un filtre, ne laissant passer que le bleu.
L’eau oxygénée n’est pas un désinfectantou antiseptique adapté au traitement des plaies. Bien qu’il soit un agent de nettoyage efficace, il ne réduit pas les infections bactériennes. En outre, son application peut entraver la guérison des plaies et entraîner des cicatrices, car il détruit les cellules de peau nouvellement formées.
Les sens
Les êtres humains possèdent plus de cinq sens. Bien que les définitions diffèrent, leur vrai nombre varie de neuf à plus de vingt. En plus de la vue, l'odorat, le goût, le toucher et l'ouïe, les sens identifiés par Aristote, les humains ressentent l'équilibre et l'accélération (équilibrioception), la douleur (nociception), la perception de son corps et de ses membres (proprioceptionou kinesthésie), et la température relative (thermoception)[81]. D'autres sens parfois identifiés sont la perception du temps, la pression, la démangeaison, la faim, la soif, l'appétit, le besoin d'uriner, de déféquer, et le niveau de dioxyde de carbone dans le sang
Peau et cheveux
Les cheveux et les ongles ne continuent pas à pousser après la mort d'une personne. Après la mort, la peau se dessèche et se rétracte autour de la base des cheveux et des ongles, donnant l'apparence d'une croissance
.Les poils ne repoussent pas plus drus après avoir été rasés.Retirer les cheveux blancs n'en fait pas apparaitre 10 fois plus.
Nutrition, nourriture, et boissons
L'alcool ne réchauffe pas le corps. Les boissons alcoolisées causent une sensation de chaleur car elles dilatent les vaisseaux sanguins et stimulent les terminaisons nerveuses à la surface de la peau par un apport de sang chaud. Ce qui peut causer une baisse de la température interne en favorisant l'échange thermique entre le corps et un environnement extérieur froid.
.Un régime caractéristique lacto-ovo végétarien ou végétalien fournit suffisamment de protéines, et peut même dépasser les exigences en apports nécessaires. En effet, si les protéines contenues dans les végétaux sont incomplètes, l’organisme peut les reconstituer à partir d’une combinaison d’aliments. Néanmoins, un régime strict peut provoquer des carences en fer, zinc, oméga-3 et vitamine B12.
Le cerveau
Les êtres humains n'utilisent pas que 10 % de leur cerveau. Bien qu'il soit vrai que tous les neurones ne soient pas actifs en même temps lors de l’exécution d'une tâche donnée, les neurones inactifs ne sont pas inutiles car chaque zone du cerveau a une fonction connue. Certaines découvertes des neurosciences (comme le ratio élevé cellules gliales/neurones) ont été incorrectement interprétées comme appuyant ce mythe.
Les fonctions cognitives du cerveau ne sont pas distinctement réparties dans les hémisphères cérébraux gauches et droits, malgré la médiatisation d'une supposée asymétrie cérébrale totale. Si certaines fonctions comme la parole ou le langage (aire de Broca et aire de Wernicke) ont tendance à activer un hémisphère plus que l’autre, d’autres capacités telles que le contrôle moteur, la mémoire et le raisonnement sont traitées à parts égales par les deux hémisphères. De plus, si un hémisphère est endommagé à un âge précoce, la plasticité neuronale permet de recouvrir ces fonctions en partie ou en totalité par l’autre hémisphère.Le cerveau humain crée continuellement de nouveaux neurones. nous ne naissons pas avec un nombre fixe et limité de cellules nerveuses . La neurogenèsecontinue chez l'adulte tout au long de sa vie et pourrait jouer un rôle fonctionnel
Le sexe
Pour l’homme, jouir c’est éjaculer.
FAUX. Si pour vous, éjaculer et jouir c’est la même chose, vous faites erreur ! Un homme peut très bien éjaculer sans forcément avoir atteint l’orgasme. Et inversement : il peut ressentir un plaisir intense et ne pas éjaculer pour autant.
Les seins sont une zone érogène !
FAUX. Et oui, messieurs, les seins ne font pas partie des zones érogènes du corps de la femme. Lors de la puberté, la femme va développer l’apprentissage du plaisir sexuel et délaisser des zones telles que les seins. Ils sont donc moins sensibles aux caresses. De plus, entre la grossesse, les hormones, la pilule ou encore l’allaitement, les seins sont vraiment malmenés.
La taille du sexe de l’homme influe sur le plaisir.
FAUX…et VRAI. Ca dépend de l’utilisation qu’on en fait et du partenaire. Un sexe assez gros risque de gêner votre partenaire, de lui faire mal … Tout comme il se peut qu’elle ressente un plaisir plus intense. Avec un sexe plus petit, pas de risque de blessure ou de déchirure ! Bref : ayez la technique
"Ma femme est vaginale".
FAUX. La différenciation du plaisir en provenance du vagin ou du clitoris a une forte réputation. Et pourtant, il a été prouvé scientifiquement qu’elle n’existe pas ! Une femme n’est pas soit vaginale, soit clitoridienne. Ces deux parties de l’anatomie féminine sont liées : la stimulation du clitoris engendre des contractions du vagin et donc l’orgasme.
Les préliminaires sont optionnels.
FAUX. Les préliminaires sont importants tant pour les hommes que pour les femmes. Il est vrai que les hommes n’ont pas besoin d’autant de temps que les femmes pour se sentir prêts physiquement à aller plus loin… Or, s’ils prennent leur temps avant de conclure, l’effet n’en sera que bénéfique. Car ce jeu des préliminaires permet de réveiller la sensibilité et l’excitation des deux partenaires. Les sensations et orgasmes pendant l’acte seront plus forts.
Les femmes frigides n’aiment pas faire l’amour !
FAUX. Bien que le terme "frigide" ait une connotation négative dans notre société, ce n’est pas pour autant qu’une femme atteinte de frigidité n’aura pas de besoin sexuel. C’est là que s’établit la frontière entre ce qu’elle ressent comme nécessaire et ce qu’elle souhaite. Généralement, les femmes atteintes de cette maladie souffrent d’un oubli (temporaire ou non) des sensations déclenchées par le désir. Masturbation, première fois, amour, elles semblent avoir tout perdu et ne peuvent donc se remémorer les bons moments… D’où cette barrière entre le besoin et l’envie.
Si l’hymen est déjà rompu, ça signifie qu’elle n’est plus vierge?
FAUX. L’hymen est une membrane ultrafine située à l’entrée du vagin, à environ 10 centimètres. Vu son manque d’épaisseur, il arrive que l’hymen se déchire lorsque la femme pratique des activités sportives intenses. Par exemple : escalade, équitation, sport de combat ou même vélo. Mais l’hymen peut aussi se rompre lors de l’introduction de tampon dans le corps ou même de masturbation.
Les zones érogènes de l’homme ? Ses parties génitales.
FAUX. La croyance populaire dit que l’homme pense avec son sexe… Ce n’est pas pour autant que son plaisir dépend uniquement de cette partie de son anatomie ! Pour cela, il suffit de caresser un homme dans le cou, les fesses ou encore les cuisses pour voir qu’il y a bien d’autres zones qui peuvent amener l’homme au plaisir intense.
Une femme normale atteint toujours l’orgasme.
FAUX. Une femme "normale", ça n’existe pas. Chacune a ses sensibilités, ses envies, ses particularités. Il en est de même lors des relations sexuelles. Pour l’emmener aux portes du désir, il faut donc bien s’y prendre mais aussi trouver ce qui peut lui plaire.
Le plaisir d’une femme dépend des performances de l’homme.
FAUX. Vos "performances", en vérité, elle n’y accorde que peu d’importance. Ce qui influe sur son désir, ce sont le cadre, son propre désir, les sensations, l’ambiance… et les préliminaires !
Maladies
Faire craquer ses articulations ou faire de l'exercice tout en étant en bonne santé ne cause pas d’arthrite. La position de Trendelenburg, qui consiste à allonger le malade sur le dos avec les pieds surélevés, ne traite pas l’hypotension ou les états de choc, et peut au contraire être dangereuse
Mathématiques
Le théorème de Pythagore n'est pas dû à Pythagore ni le théorème de Thalès à Thalès : ces deux théorèmes étaient déjà connus avant eux. Cette erreur d'attribution est d’ailleurs un cas particulier de la loi de Stigler.Les chiffres dits arabes ne sont pas d'origine arabe mais indienne. On les appelle « arabes » car ce sont les Arabes qui ont fait connaître aux Européens le principe de la notation positionnelle.
Physique
Les grandes étendues d'eau telles que lesocéans ne doivent pas leur couleur bleue à la réflexion du ciel sur leur surface. La réflexion de la lumière sur la surface de l'eau ne contribue significativement à sa couleur que lorsque la surface est extrêmement calme, ressemble à un miroir et que l'angle d'incidence est élevé. Dans ces circonstances, la réflectivité de l'eau augmente rapidement, telle que décrite par les coefficients de Fresnel. Bien que les petites quantités d'eau apparaissent incolores à l’œil humain, l'eau pure a une couleur légèrement bleutée qui devient de plus en plus prononcée à mesure que l'épaisseur d'eau observée augmente. Cette teinte bleue est une propriété intrinsèque et résulte des phénomènes d'absorption et de dispersion de la lumière blanche dans l'eau. L'eau absorbe les parties rouge et jaune du spectre lumineux et renvoie le bleu. La turbidité peut également influer sur la couleur perçue de l'eau
.Le sens de rotation de l'écoulement de l'eau dans un lavabo qui se vide n'est pas dû à la force de Coriolis. De ce fait les tourbillons ne tournent pas dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère sud et dans le sens opposé dans l’hémisphère nord. Comme l'ont montré Arsher Shapiro et Lloyd N. Trefethen (en) .pour percevoir une telle influence, il est nécessaire d'observer une masse d'eau stabilisée dans un très grand bassin circulaire, d'un diamètre de l'ordre d'au moins plusieurs dizaines de kilomètres pour un effet en centimètres. Dans le siphon d'un lavabo, le sens de rotation de l'eau est dû à la géométrie du lavabo et aux microcourants d'eau créés lors de son remplissage, ou lors d'une agitation de l'eau.
La théorie du Big Bang ne fournit pas une explication des origines de l’univers, mais explique le début de son évolution .
Avoir de petits objets en métal sur soi lorsqu'on est pris dans un orage n'attire pas la foudre
Psychologie
La schizophrénie ne doit pas être confondue avec le phénomène de personnalités multiples. Il ne s'agit pas de la même maladie, pourtant l'amalgame est courant et le terme schizophrénie (ou ses dérivés) est souvent utilisé à tort pour désigner une entité aux facettes multiples ou antagonistes ou un tiraillement entre des propos contradictoires. Étymologiquement, « schizophrénie » vient de la racine grecque skhizein (σχίζειν, « diviser ») et phrēn, phren- (φρήν, φρεν-, « esprit »). Le mot, proposé par le psychiatre suisse Eugen Bleuler, a donc pu porter à confusion.
Sport
Une ceinture noire en arts martiaux n'indique pas forcément le meilleur niveau. Dans les Budō, elle représente une compréhension de toutes les techniques basiques. Les titulaires de grades plus élevés sont récompensés par des ceintures rayées rouges et blanches, puis rouge. Certains maîtres choisissent ensuite de passer au niveau le plus élevé, où la ceinture est blanche et large ; cela symbolise que celui qui la détient est en perpétuel apprentissage
Art
Contrairement à sa représentation dans divers médias, notamment le cinéma, la Joconde n'est pas peinte sur une toile mais sur un panneau de bois
Bible hébraïque
Le fruit défendu mentionné dans le livre de la Genèse est communément supposé être une pomme et est largement représenté en tant que tel dans l’art occidental. Cependant, la Bible ne précise pas de quel fruit il s’agit. Les textes Hébreux originaux mentionnent seulement un arbre et un fruit. Les premières traductions latines utilisent le mot mali, qui peut être traduit à la fois par mauvais et pomme. À partir du XIIe siècle, les artistes allemands et français représentent couramment le fruit comme une pomme[115]. Des érudits juifs ont suggéré que le fruit aurait pu être une grappe de raisin, une figue, du blé, ou un etrog
Bouddhisme
Le Bouddha historique n'était pas obèse. Le « gros Bouddha » ou « Bouddha riant » est un héros folklorique chinois du Xe siècle du nom de Budai. Dans la culture bouddhiste chinoise, Budai était une incarnation de Maitreya, le Bodhisattva qui devint un Bouddha pour restaurer le bouddhisme après que les enseignements du Bouddha historique, Siddhārtha Gautama, furent oubliés.Le Bouddha n'est pas un dieu. Dans le bouddhisme originel, Siddhārtha Gautama ne possédait aucune propriété miraculeuse. Néanmoins, dans les développements ultérieurs du bouddhisme Mahāyāna, et notamment la terre de Bouddha, le Bouddha fut reconnu comme un sauveur. Mais même s'il est considéré comme un sauveur, il ne l'est pas comme un dieu au sens commun du terme.
Christianisme
Il n'existe pas de preuve que Jésus soit né un 25 décembre. La Bible ne fait jamais référence au fait que Jésus soit né un 25 décembre ; elle indiquerait plutôt une date proche de septembre, voire du printemps selon certaines interprétations. La date du 25 décembre est attribuée au pape Jules Ier, en l'an 350 il déclara le 25 décembre date officielle de la célébration. Cette date a pu être choisie pour correspondre au jour situé exactement 9 mois après l’Annonciation, au solstice d’hiver du calendrier romain, ou encore coïncider avec d’anciens festivals hivernaux
Le péché originel ne désigne pas l'acte sexuel mais le désir de la femme et de l'homme d'être "comme des dieux", à l'égal de leur créateur. Ce désir se manifeste en mangeant du fruit de l'arbre défendu, qui n'est pas une pomme. Le sens de l'expression "croquer la pomme" comporte ainsi deux idées reçues.Dieu ne tire pas Eve d'une côte d'Adam (ce qu'aurait confirmé l'anatomie) mais de son os pénien[réf. souhaitée] (présent chez certains mammifères mâles mais pas chez l'homme). Il ne crée pas la femme dans un second temps mais en même temps que l'homme, l'Adam primitif étant mâle et femme. (Genèse 1:27
)Le christianisme n'est pas mysogyne ; tout au contraire, il affirme l'égalité de la femme et de l'homme aux yeux de Dieu (Galates 3:28), Dieu (pouvoir spirituel) étant situé à un niveau d'autorité supérieur à celui de César (pouvoir temporel), bien que les textes ne se fassent pas d'illusion sur la réalité. En effet, les auteurs de la Genèse font de la soumission de la femme à l'homme non pas un état de nature mais un châtiment divin au péché originel (Genèse 3:16) ; elle est pensée comme quelque chose de dysfonctionnel. Mais ce péché peut être racheté par la personne chrétienne en imitant Jésus. Le salut, la pratique religieuse, suppose donc ou entraîne l'égalité des sexes en humanité.
Inventions
Thomas Edison n’a pas inventé l’ampoule. Il a cependant conçu et commercialisé en 1879 une ampoule dont le filament est une fibre de coton carbonisée. Il perd un procès l'opposant à Joseph Swan, dont l'antériorité est reconnue, mais qui a moins bien protégé son invention. Les deux hommes seront autorisés à fabriquer leurs ampoules

Coïncidences curieuses (hors-série)



Les deux Richter

En 1915, deux soldats furent admis séparément à l'hôpital militaire de Katowice en
Bohême. Tous deux avaient 19 ans, souffraient de pneumonie, étaient nés en
Silésie, volontaires dans le Train des Equipages et s'appelaient Franz Richter.

Le scarabée de Jung

Au cours de son traitement, une patiente de Jung lui raconte un rêve où elle
recevait en cadeau un scarabée d'or. Au même moment, il entendit un bruit
à la fenêtre provoqué par un insecte. Il le captura et constata qu'il s'agissait
d'un scarabéïdé de la famille des lamellicornes, le plus proche du scarabée
qu'il soit possible de trouver sous nos latitudes.

Le chien

En 1955, Emile M. décida d'abattre son chien malade. Il l'attacha au fond du
jardin et tira. La balle traversa la haie et tua une dame qui passait dans la
rue. Il s'agissait de Mademoiselle Le Chien.

L'aide des «anges encyclopédiques»

Vous cherchez dans une librairie un renseignement figurant dans un ouvrage
dont vous ne vous souvenez plus le titre. En fouillant en haut d'une étagère,
vous faites tomber par maladresse une dizaine de livres dont un s'ouvre lors
de la chute. A votre grande surprise, le renseignement que vous recherchez
se trouve sur l'une des deux pages du livre ouvert sur le sol. Arthur Koestler
parlait de l'aide des anges encyclopédiques !

Le voyage en ballon de Camille Flammarion

Camille Flammarion décida de faire son voyage de noces en ballon en
proposant au curé qui avait béni son mariage de l'emmener. Celui-ci
accepta volontiers. Mais la veille du départ, il fut prévenu que l'abbé était
allé passer plusieurs jours chez des parents au bord de la Marne.
Finalement, Camille Flammarion partit quand même avec son épouse et par
un concours de circonstances vraiment extraordinaire, le ballon fut dirigé
par le vent juste au-dessus du jardin où l'abbé était en train de déjeuner.

Plus rapide que la poste

En 1984, un membre du parlement européen est chargé d'expédier 42 lettres
depuis Londres. Avant de prendre l'avion, il introduit les enveloppes dans la
fente d'une boîte aux lettres à l'aéroport d'Heathrow. L'une d'elle lui échappe
et tombe à terre. Un Canadien, en transit par la Grande-Bretagne qui se
trouvait à côté, la ramasse obligeamment ; c'est lui le destinataire!

Le plum-pudding de Monsieur de Fontgibu

Emile Deschamps, auteur du livret "Les Huguenots", a raconté dans ses
mémoires une étrange histoire qui lui est arrivée. Lorsqu'il était enfant, en
pension à Orléans, il fut invité avec des camarades chez Monsieur de
Fontgibu où il dégusta un délicieux plum-pudding. Dix ans plus tard, à
Paris, dans un restaurant du quartier de l'Opéra, où il déjeunait, il remarqua
un magnifique plum-pudding, ce qui lui rappela des souvenirs. Au dessert, il
demanda une part de gâteau, mais on lui, répondit que celui-ci était retenu
par un client. Il reconnut alors avec surprise Monsieur de Fontgibu. Ce
dernier accepta de lui laisser une part. De nombreuses années passèrent à
nouveau, puis un jour, Emile Deschamps est invité à dîner par une dame de
ses relations, laquelle lui précise qu'il y aura du plum-pudding au menu.
Au moment du repas, le domestique annonce Monsieur de Fontgibu. Emile
Deschamps croit à une plaisanterie de ses amis, mais il voit entrer un très
vieil homme, marchant difficilement, qu'il reconnaît avec stupéfaction.
Monsieur de Fontgibu invité par une autre personne habitant l'immeuble,
s'était trompé d'étage.

Les jumeaux Fritz et Emma Meinert

Fritz Meinert, ancien peintre en bâtiment, avait été grièvement blessé, le 2
octobre 1971, au cours d'un accident d'auto qu'on avait caché à sa soeur. Or,
au même instant, à Bielefeld, Emma Meinert, soeur jumelle de l'accidenté,
ressentit de vives douleurs et dut s'aliter. Comme l'état de son frère empirait,
le sien empira aussi. Et, cinq heures après que Fritz eut rendu le dernier
soupir, Emma, ignorant le décès de son frère, succombait à son tour. Nés le
même jour, ils moururent le même jour, âgés de 84 ans. (Revue
Métapsychique).

Cinq naufrages et le destin

En 1820, Peter Richley après cinq naufrages consécutifs fut recueilli par le
paquebot "City of Leeds" qui se rendait en Australie. A bord se trouvait une
vieille dame qui recherchait son fils disparu depuis près de dix ans. Très
souffrante, elle le réclamait dans son délire. Craignant que la pauvre femme
soit mourante, un médecin demanda à Peter Richley, qui correspondait à la
description qu'elle lui avait faite quelques jours avant, de se faire passer pour
son fils afin d'adoucir ses derniers instants. Quelle ne fut pas la stupéfaction
de ce dernier, lorsqu'il reconnut sa mère, Sarah Richley, laquelle se rétablit
rapidement.

Une étrange rencontre liée au passé

M. Michel Mosser, éminent architecte ayant conçu, entre autres, le Mémorial
du Général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises, nous a communiqué la
surprenante synchronicité suivante : "En octobre 1943, je me suis évadé
d'Alsace annexée pour ne pas être incorporé de force dans l'armée
allemande. Le réseau qui s'est occupé de mon évasion se trouvait à Metz, en
Lorraine, le contact était assuré par deux personnes âgées, les demoiselles
Haas. Pendant plusieurs jours, j'ai été caché chez des gens dont j'ai ignoré le
nom, on me dissimulait sous un tas de linge sale au fond de la buanderie.
Quarante-cinq ans plus tard, Pierre Haas (*), directeur des services
vétérinaires, ayant soigné amicalement un grand chien que nous avions, pour
le remercier, nous organisons un repas chez nous près de Nice à l'occasion
de son mariage. Je suis à côté de sa belle-mère, Mme X., avec qui nous
évoquons le passé et en particulier des souvenirs de nos provinces de l'Est.
Au cours de l'entretien, j'apprends que cette personne réside à Metz et, tout
naturellement, j'en viens à évoquer mon passage dans cette ville en 1943. A
mon grand étonnement, cette dame, très émue, me précise certains détails de
mon évasion et nous découvrons effarés que c'est chez elle que j'étais caché".
(*) Sans rapport familial avec les demoiselles précitées.

Une étrange rencontre (21 avril 1988)

Bien qu'habitant désormais Nice, je préfère me faire hospitaliser dans la
région parisienne où réside ma famille. C'est ainsi que mon médecin traitant
me dirige sur l'hôpital Necker. Le chirurgien consulté le 14 avril me fixe un
rendez-vous le jeudi suivant 21 avril, pour une urographie intraveineuse.
L'examen étant prévu à 8 h 45, je me suis présenté une demi-heure avant,
soit vers 8 h 15. La préposée au service radiologique me dit que j'ai une
demi-heure de retard, l'examen daprès elle devant avoir lieu à 7 h 45. Après
avoir vu ma convocation qui indique 8 h 45, elle pense que sa collègue s'est
trompée. Juste derrière moi arrive un homme, ayant à peu près mon âge. Il se
présente en déclarant s'appeler Jean Moisset et s'excuse d'avoir une demi-
heure de retard, car il avait rendez-vous à 7 h 45, comme pour moi, à la
demande du service d'urologie, mais pour un examen différent, avec
anesthésie. Le nom de Moisset n'est pas très répandu, la concordance de
prénom, les circonstances de notre arrivée presque simultanée au service de
radiologie, et le fait que nous étions envoyés tous les deux par le service
d'urologie, font qu'il est peu probable qu'il sagisse dun simple hasard. En
outre, en ce qui me concerne, cette coïncidence s'ajoute à beaucoup d'autres
auxquelles je fus confronté au cours de ces derniers mois.

Le monde est vraiment petit

M. Freytag, nous a fait part de l'extraordinaire coïncidence ci-après : "J'avais
remarqué, rue Gioffredo à Nice, une boutique libre à vendre qui pouvait
éventuellement mintéresser. Je relève donc sur la devanture le n° de
téléphone (à Paris) à contacter le cas échéant. A quelques jours de là, je
monte à Paris pour placer chez des détaillants l'article dont je suis le
distributeur. Lors de ma tournée, me voilà dans le 20e arrondissement,
avenue Gambetta (*).Je propose mon article à un commerçant de l'avenue et,
en sortant de chez lui, j'avise une cabine téléphonique en face de sa boutique.
J'en profite pour appeler le n° de téléphone relevé à Nice, et je m'entretiens
avec ma correspondante. Je raccroche le combiné et je m'apprête à donner un
second coup de fil pour un autre motif. A ce moment là, j'entends frapper à
la porte de la cabine. Une dame me demande si je suis bien M. Freytag.

Devant mon étonnement, elle explique qu'un M. Freytag vient de lui
téléphoner à l'instant au sujet d'une boutique niçoise à vendre. Coïncidence
incroyable, elle se trouvait dans le magasin lors de ma visite à son fils, et me
revoyant dans la cabine pendant la communication, elle devina que j'étais
peut-être son interlocuteur. Lorsqu'elle me vit reposer le combiné du
téléphone en même temps qu'elle, à la fin de notre conversation, elle ne put
résister au désir de vérifier la justesse de son intuition. Des amis niçois
l'avaient chargée dêtre lintermédiaire en vue de la vente de leur boutique rue
Gioffredo".

(Raconté à Jean Moisset par son voisin de palier, M. Freytag.
(*) Curieusement les cousins de Jean Moisset qui habitent cette avenue ont
été mêlés indirectement à des coïncidences avec des occupants de
l'appartement en face de celui de M. Freytag.

Avis de passage

Le chroniqueur TV de Chicago, Irv Kupcinet raconte l'aventure suivante: "Je
venais d'enregistrer mes bagages à l'hôtel Savoy de Londres. Ouvrant un
tiroir dans ma chambre, je constatai, à ma grande surprise, qu'il contenait
quelques objets personnels appartenant à un de mes bons amis, Harry Hannin,
 imprésario de l'équipe des Harlem Globe-Trotters." " Deux jours
plus tard, je reçus une lettre de Harry, postée de l'hôtel Meurice à Paris qui
commençait en ces termes:"Tu ne vas pas me croire..." Apparemment,
Harry, ouvrant un tiroir de sa chambre avait découvert une cravate avec mon
nom dessus ! J'avais séjourné là quelques mois plus tôt..."
D'après la monographie Incredible Phenomena, éditée par Peter
Brookesmith, Orbis.

Le numéro d'immatriculation

Ayant volé une voiture en région parisienne, un malfaiteur change le n°
d'immatriculation et part dans le Sud-Est. A Avignon, il s'arrête prendre de
I'essence. Une autre voiture vient se placer à côté de la sienne. Quelques
minutes après, il est arrêté, le garagiste ayant prévenu la police après avoir
remarqué que les n° d'immatriculation des deux voitures étaient identiques.

Le portefeuille retrouvé

Antoine Blondin, l'un des meilleurs écrivains de sa génération et joyeux
amateur de bons vins, racontait comment un jour il fut en difficulté à
l'aéroport de Londres, car, en arrivant à la douane, il ne retrouva pas ses
papiers qu'il était sûr pourtant de posséder au départ de Paris, où il les avait
présentés au policier de service. Le temps qu'un employé de la compagnie
aille regarder dans l'avion s'il ne les y avait pas oubliés, on fit patienter
Blondin dans un salon pour VIP où fonctionnait un bar bien achalandé.
Comme de bien entendu, notre voyageur pour se remettre de ses émotions,
commanda un verre de vin, puis, un autre. A un moment donné, le téléphone
sonna et le barman répondit; faisant patienter son correspondant, il écrivit
sur une ardoise blanche le nom d'Antoine Blondin. Le Français, étonné,
s'enferma dans la cabine pour répondre à l'appel. C'était un certain Dr
Cartier, de passage à Londres, qui avait retrouvé le portefeuille contenant le
passeport et autres papiers d'Antoine et qui l'appelait à son numéro parisien
figurant dans son répertoire! Par quel mystère ou quelle magie cet appel
avait rejoint Antoine Blondin non à son domicile, mais directement à
l'endroit où il se trouvait? Autre coïncidence, le Dr Cartier appelait Blondin
d'une cabine proche du salon d'attente où se trouvait le Français, et put lui
remettre en mains propres le portefeuille perdu. (Marc Schweizer - Science
& Magie)

Les 6 Holden

En 1928, à Blackburn, un accident dautomobile permet létrange rencontre de
six personnes dont le patronyme est Holden. Des deux voitures entrées en
collision, lune appartenait à un Holden, elle était conduite par un Holden qui
avait auprès de lui un domestique nommé Holden. Lautre avait pour
propriétaire un autre Holden et le chauffeur sappelait Holden. Lagent qui
vint établir le procès-verbal sappelait lui aussi Holden.

Le cas extraordinaire des deux Jim

Jim Lewis et Jim Springer, frères jumeaux nés en 1939 et séparés après leur
naissance, furent très surpris de la similitude de leur vie lorsqu'ils se
retrouvèrent à l'âge de 40 ans :
- ils ont été prénommés Jim par leur famille adoptive;
- le prénom de leur frère adoptif est Larry;
- leur première épouse s'appelait Linda;
- leur épouse en secondes noces se prénommait Betty;
- ils eurent chacun un fils, l'un se prénommait James Allan, l'autre, James
Alan; tous les deux se rongent les ongles;
- ils avait chacun un chien appelé Toy;
- tous les deux ont été adjoints de shérif, ont travaillé dans un restaurant Mac
Donald ainsi que dans des stations services;
- ils possédaient le même modèle de voiture Chevrolet bleue;
- ils buvaient la même marque de bière et fumaient des cigarettes de la même
marque;
- leurs loisirs étaient semblables, notamment pour le bricolage et ils
passaient leurs vacances sur une plage en Floride dans la même localité
(Daily Mirror, 1978; cité dans La chance et le hasard - Collection :
l'Univers de l'Etrange - Editions Time Life Magazine, 1992.)

Le roi et son sosie

Le 28 juillet 1900, le roi Umberto 1er d'Italie se rendait à Monza où le
lendemain il devait remettre des prix à l'occasion d'une compétition
d'athlétisme. Le soir, il dîna dans un petit restaurant et remarqua que le
patron lui ressemblait étrangement physiquement et d'allure. Au cours de la
conversation avec lui, le roi fut complètement sidéré devant la fantastique
série de coïncidences existant entre eux :
- tous deux étaient nés le 14 mars 1844 dans la même localité
- ils se prénommaient Umberto;
- ils s'étaient mariés le 22 avril 1980 avec une femme appelée Margherita;
- chacun avait un fils prénommé Vittorio;
- Umberto avait ouvert son restaurant le jour du couronnement du roi
Umberto 1er;
- ils avaient été décorés chacun par deux fois pour actes de bravoure.
Tous les deux eurent une fin tragique marquée par une ultime et étrange
coïncidence.Venant d'apprendre que son sosie avait été tué dans un accident
de chasse, le roi Umberto tombait quelques instants plus tard sous les balles
de l'anarchiste Bresci mêlé à la foule.
(Selon Ripley Ghost Stories and Plays.)

La bague de fiançailles

Peter Richardson voulait offrir une bague originale à sa fiancée Anne. Un
jour, il se rendit à Birmingham, puis sans raison, traversant une rue, il
pénétra dans une boutique à la vitrine opaque. Sa fiancée se trouvait à
l'intérieur où elle examinait un diamant monté sur un anneau d'or qui
semblait lui convenir parfaitement. Aussitôt, Peter l'acheta. Peu après, il
s'aperçut que le bijou était gravé A 23 P, soit A pour Anne, 23 qui
correspondait au jour prévu de leur mariage, et P pour Peter.

Carte postale miroir

Durant la seconde guerre mondiale, tandis qu'il servait dans l'armée, Arthur
Butterworth, de Skipton, Yorkshire, commanda un livre d'occasion sur la
musique chez un bouquiniste de Londres. Le livre lui fut envoyé à son camp
- déguisé par les habituels codes postaux militaires dans les bas fonds de
Taverham, près de Norwich. Se tenant à la fenêtre de son baraquement, il
ouvrit le colis et il en tomba une carte postale probablement utilisée comme
marque page par le possesseur précédent du livre. Ce qui était écrit au dos
montrait qu'elle avait été libellée le 3 août 1913. A son grand étonnement,
quand il retourna la carte, il vit stupéfait que la photo représentait
précisément le paysage exact de ce que l'on pouvait voir depuis sa fenêtre
présentement...Taverham Hall... (Peter Brookesmith, Incredible Phenomena,
Orbis, Londres, 1984.)

Les deux Payet et les deux Camelin

Il y a quelques années, mon ami Joseph Camelin, du "Progrès de Lyon",
préparait un ouvrage historique et dans ce but faisait des recherches aux
Archives départementales du Rhône. Compulsant un jour un registre de
l'Officialité diocésaine 1750/1752, il vit, sur la page de gauche du livre,
ouvert aux pages 11 et 12, en grosses lettres : Louis Payet de Saint-Priest. Ce
nom était suivi de l'indication d'une certaine dispense accordée par l'autorité
diocésaine. Cela fit penser mon ami à son voisin d'étage : Louis Payet,
originaire de Saint-Priest. Seuls locataires du 3ème étage de l'immeuble du
quai Claude Bernard, leur porte était vis-à-vis. On imagine la surprise du
scruteur d'archives quand, portant les yeux sur la page 12, de droite, il vit, à
la même hauteur, en vis-à-vis quasi exact : Joseph Camelin, et l'énoncé d'une
dispense. Un Louis Payet et un Joseph Camelin étaient depuis 1750/52
"voisins d'étage" dans un registre, comme en 1934 leurs homonymes l'étaient
Quai Claude Bernard. Curieuse coïncidence quand elle se présente
brusquement à l'un des intéressés. A noter que mon ami Joseph Camelin est
originaire du département de la Creuse et n'a été amené à habiter Lyon qu'en
raison de circonstances exceptionnelles.
(Selon le Dr E. Osty - Revue Métapsychique de janvier-février 1937, pages
56 et 57.

Un paquebot victime de la loi des séries

Commencée en 1937 aux Pays-Bas, la construction de l'Achille Lauro,
appelé provisoirement numéro 214, fut interrompue en 1941 à la suite de
l'invasion de l'armée allemande.
Le navire fut finalement lancé en 1946 et baptisé Willem Ruys . Son
nom, à l'origine, devait être Ardjoena. Or, il existe une superstition selon
laquelle le fait de changer le nom d'un bateau avant qu'il prenne la mer
risque d'être de mauvaise augure pour la destinée de celui-ci. Un armateur
italien, Achille Lauro, le rachète en 1966 et lui donne son nom. Après avoir
été affecté à des transports d'immigrés, le navire est transformé en 1970 en
paquebot de croisière.
A partir de ce moment là, l'Achille Lauro connaît une longue série
d'avaries, d'incidents et d'accidents divers dont voici un résumé.
En 1971, le paquebot heurte un bateau de pêche napolitain ; un mort à
déplorer.

Alors qu'il est à quai dans le port de Gênes, en 1972, un incendie dû à un
acte de malveillance se déclare à bord. Ensuite lors d'une croisière au cours
de l'année 1975 dans les Dardanelles, l'Achille Lauro heurte un cargo
libanais dont 4 marins sont portés disparus.
En 1976, les douaniers italiens saisissent dans sa cargaison des
machines à sous embarquées illégalement.
Tout va bien jusqu'à 1981. Cette année là, un incendie se déclare à bord
du navire au large des îles Canaries. Deux passagers pris de panique se
jettent à l'eau et périssent noyés.
Les autorités des îles Canaries saisissent
le paquebot en 1982 à la requête de créanciers allemands.
Au cours de l'été 1985, un commando de terroristes palestiniens détourne
l'Achille Lauro et prend en otages son équipage et ses passagers. L'un de ces
derniers, un touriste américain handicapé, est jeté à la mer dans son fauteul
roulant.
L'année suivante, lors d'une croisière en Egypte, le paquebot s'échoue
dans un banc de sable près d'Alexandrie et connaît ensuite une alerte à la
bombe.

En 1987, cinq ans après le décès de l'armateur Achille Lauro et par suite
de la faillite de sa compagnie, les bateaux de sa flotte furent mis aux
enchères, y compris le célèbre paquebot qui poursuivit sa carrière sous
pavillon sud-africain jusqu'au début de 1991, puis ensuite parti en Australie.
L'Achille Lauro joua son propre rôle en 1990 lors de la réalisation du
film de télévision sur l'attaque des terroristes palestiniens. Le tournage se passa bien. Cependant, une actrice du téléfilm, Rebecca Schaeffer, fut assassinée peu de temps après son retour aux USA.
L'année 1994 devait mettre fin à l'odyssée de l'Achille Lauro. Le 30 novembre, alors qu'il se trouvait au large de la Corne de l'Afrique, un incendie se déclara à bord. Les passagers furent évacués sur Djibouti. On
déplora 2 morts par crise cardiaque et 8 blessés. Le navire coula le 2 décembre. Toutes ses tribulations ne découragèrent pas la clientèle. L'Achille Lauro connut de brillants succès dans quelques somptueuses croisières.

21 avril 2013

Le concept du centième singe ou synchronicité




The Biology of the Uncons-cious, qui décrit un projet de recherche scientifique de trente ans sur le singe japonais, Macata mulatta ou macaque rhésus. L'île de Koshima, au Japon, avait une colonie de ces singes à l'état sauvage et les scientifiques leur procuraient des patates douces qu'on laissait souvent tomber sur le sable. Les singes aimaient ce genre de nourriture, mais pas les grains de sable ni la poussière. Une femelle de dix-huit mois du nom de Imo résolut un jour le problème en trempant sa patate dans de l'eau avant de la manger. Elle enseigna ensuite le truc à sa mère. Les autres singes qui jouaient avec elle l'apprirent aussi et bientôt, leurs mères le connaissaient également.

En peu de temps, tous les jeunes singes lavaient leur patate avant de la dévorer, mais seuls les adultes qui imitaient leurs enfants purent l'apprendre. Les scientifiques consignèrent tous les détails de cette expérience par écrit entre les années 1952 et 1958.

Soudain, au cours de l'automne 1958, le nombre de singes qui lavaient leur patate avant de la manger sur l'île de Koshima atteignit une masse critique que le Dr Watson avait arbitrairement placée à 100, et d'un seul coup, pour ainsi dire, chaque singe sur l'île se mit à laver sa patate avant de la manger, apparemment sans aucune influence extérieure.

Si cela s'était passé uniquement sur une île, les scientifiques auraient probablement pensé qu'il s'agissait là d'une certaine forme de communication entre singes et ils auraient cherché dans cette direction, mais les singes qui vivaient sur les îles avoisinantes avaient également commencé à agir de la sorte. Et même à Takasakiyama, sur le continent japonais, les singes lavaient maintenant leur nourriture dans de l'eau avant de la manger. Il était impossible qu'ils aient pu communiquer entre eux de quelque manière connue.

 C'était la première fois que les scientifiques observaient un tel phénomène. C'est alors qu'ils postulèrent qu'il devait exister une sorte de structure morphogénétique ou de champ électromagnétique qui rayonnait sur toutes ces îles et grâce auquel les singes pouvaient communiquer entre eux.

Le centième être humain

Beaucoup de gens réfléchirent pendant longtemps à ce concept du centième singe. Quelques années plus tard, une équipe de scientifiques venus d'Australie et de Grande-Bretagne se posa à nouveau la question à propos de ce treillis cristallin, mais cette fois-ci avec les humains. Ces derniers ont-ils, comme les singes, une structure autour d'eux ? Ils firent alors l'expérience suivante. Ils créèrent une image dans laquelle il y avait des centaines de visages humains, des petits et des grands, des visages dans les yeux d'autres visages, des visages partout. L'image entière était composée de ces visages, mais c'était fait de telle manière que lorsque vous la regardiez pour la première fois, vous ne pouviez distinguer immédiatement que six ou sept d'entre eux. Voir tous les autres exigeait un certain entraînement. Habituellement, quelqu'un devait vous expliquer où était le visage suivant sur la photo.

Ces chercheurs prirent la photo avec eux lorsqu'ils retournèrent en Australie et tentèrent une petite expérience.

 Ils sélectionnèrent un certain nombre de gens dans le public et obtinrent un groupe varié d'individus, demandant à chacun de bien observer la photo pendant un certain temps.

Ensuite, ils questionnèrent chaque personne : « Combien de visages pouvez-vous voir sur la photo ? »

Selon le temps qui leur avait été alloué, les gens répondaient généralement qu'ils voyaient six ou sept et jusqu'à dix visages. Très peu en voyaient plus.

 Après que cette équipe de scientifiques eut ainsi obtenu le témoignage de quelques centaines de personnes et enregistré leurs réponses, d'autres membres de l'équipe se rendirent en Angleterre - aux antipodes de la planète par rapport à l'Australie - et introduisirent la photo dans le grand public lors d'une émission de télévision à la BBC.

 Devant les caméras, ils expliquèrent avec soin où se trouvaient tous les visages. Puis, quelques minutes plus tard, on répéta l'expérience en Australie avec de nouvelles recrues et, d'un seul coup, chaque nouvel observateur pouvait facilement y voir tous les visages.

À partir de ce moment, les chercheurs surent avec certitude qu'il y avait quelque chose à propos des êtres humains que l'on ne savait pas auparavant.

Les aborigènes d'Australie, par exemple, connaissent depuis longtemps cette partie « inconnue » de l'homme. Ils savent qu'un champ d'énergie relie les gens entre eux. Même dans notre société, nous avons souvent observé ceci : quand quelqu'un invente quelque chose de très compliqué, par exemple, au même moment quelqu'un d'autre vivant aux antipodes invente exactement la même chose, basée sur des principes et des idées identiques.

Synchronicité ?

Chaque inventeur pourrait dire : « Vous m'avez volé mon idée. Cette invention m'appartient ! C'est moi qui l'ai trouvée en premier ! » Cela s'est passé des dizaines de fois. Ainsi, après cette expérience en Australie, les scientifiques réalisèrent peu à peu que quelque chose, assurément, nous relie les uns aux autres.Les coïncidences simples

Dans la multitude de faits vécus ou d'informations perçues, il se produit naturellement des coïncidences de temps en temps, c'est-à-dire des rencontres fortuites ou des événements simultanés présentant une ressemblance. De telles coïncidences sont en général d'une grande banalité et explicables par le calcul des probabilités. Ainsi, vous rencontrez des voisins ou des amis pendant vos vacances ou vous remarquez en parlant à un inconnu que vous avez un ami commun. Autres exemples : vous pensez à votre cousine Céline qui vous téléphone tous les mois environ, et elle vous appelle à ce moment là ; vous prononcez un mot et vous l'entendez au même moment à la télévision.