21 mai 2013

La bannique

une part essentielle de l’héritage autochtone
Lorsque on pense aux recettes canadiennes (autochtone) qui existent depuis longtemps, la bannique est tout au début de la liste.  Pourtant, combien parmi vous peuvent dire exactement ce que c’est et quel en est le goût?La bannique qu’on appelle parfois aussi bannock est le pain plat traditionnel des autochtones et des premiers colons et trappeurs.  C’est un pain sans levain préparé à base de saindoux, de sel et d’eau, mais il existe autant de recettes que de famille en préparant.L’histoire de la bannique Avant l’arrivée des Européens, la bannique était préparée avec les ingrédients trouvés dans la nature.  Les cuisiniers autochtones de l’époque utilisaient de la farine faite avec différentes types de racines qui pouvaient être trouvées dans la forêt et des sirops faits de la sève des arbres, comme le sirop d’érable.  La bannique de l’époque contenait également du maïs et des noix.  Il existait aussi des variantes régionales, comme l’ajout de fruits.Les méthodes de cuisson étaient aussi diverses que les recettes.  Une des méthodes traditionnelles consistait à rouler la bannique dans du sable et à la faire cuire dans un foyer.  Une fois le pain cuit, on  en brossait simplement le sable avant de le manger.  D’autres groupes utilisaient des fours en argiles ou en pierres pour faire cuire la bannique.  Une méthode toute différente consistait à enrouler la pâte autour d’un bâton ou d’une branche et de la faire cuire sur le feu, comme on le fait aujourd’hui avec les guimauves.  L’arrivée des colons européens a mené à l’introduction des poêlons en fonte pour la cuisson du pain traditionnel.  De nos jours, on fait typiquement cuire la bannique au four ou on la fait frire.
Comment préparer de la bannique?
La beauté de cette recette est qu’elle est extrêmement flexible et une fois qu’on  a maitrisé la recette de base, les variations sont infinies.   Voici une formule moderne pour la bannique : utilisez 3 parts de farine, 2 part de lait en poudre et 1 part de poudre à pâte.  Vous pouvez ensuite choisir la route du sucré et ajouter des fruits frais ou séchés ou encore ajouter un peu de sirop d’érable ou de miel à la recette.  Vous pouvez également choisir les saveurs salées en y ajoutant du fromage, des herbes, du bacon ou de l’oignon.  Mettez-y ce que vous avez sous la main
…La tradition de la bannique, longtemps réservée aux événements autochtones, commence de plus en plus à trouver sa place dans l’alimentation de tous les jours.  Alors, pourquoi ne pas joindre la culture amérindienne ....

http://blog.cuisineculture.com/2013/05/09/la-bannique-une-part-essentielle-de-lheritage-autochtone/

4 mai 2013

Le rapport le plus volumineux et le plus coûteux de l’histoire du Canada

Une révolution inachevée

Dix ans après la commission Erasmus-Dussault, les autochtones se cherchent une voie politique

Il y aura dix-huit ans le 21 novembre prochain que le rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones a été publié. Dépeint à l’époque comme le rendez-vous de « la dernière chance » par les Premières Nations, cette montagne de 4000 pages proposait une révolution... qui n’a pas encore abouti.

Les autochtones sont encore loin de l’instauration — tant souhaitée — de relations « d’égal à égal » avec les Blancs.La capitale nationale accueillait un bien étrange spectacle le 21 novembre 1996. Un salut matinal au soleil sur les rives de la rivière Outaouais a précédé la publication du rapport final de la Commission royale sur les peuples autochtones. Les chants de gorge du duo inuit Tudjaat et la guitare de Claude McKenzie (ex-membre de Kashtin) ont rempli le Musée des civilisations, où George Erasmus et René Dussault ont dévoilé le fruit de cinq années de travail acharné. Le ton était donné : il n’y aurait rien d’habituel, à commencer par sa présentation, dans ce rapport historique

.La commission Erasmus-Dussault a amorcé ses travaux sous le règne de Brian Mulroney, en 1991, pour les compléter sous celui de Jean Chrétien, en 1996. Elle a produit le rapport le plus volumineux et le plus coûteux de l’histoire du Canada : 440 recommandations produites au coût de 58 millions de dollars (72 millions en dollars constants).La tenue de la première commission d’enquête sur les autochtones remontait en 1840. Chargé d’examiner les allégations d’empiétement des colons sur les terres des Indiens et la détérioration des conditions de vie dans leurs communautés, le gouverneur général Charles Bagot proposa la création des pensionnats pour contrer l’influence, sur les jeunes, des valeurs traditionnelles des parents. Avec un siècle et demi de décalage, la commission Erasmus-Dussault se donnait l’ambitieuse mission de remédier à cette politique d’assimilation ratée.Le document proposait notamment l’instauration d’un troisième ordre de gouvernement, autochtone, souverain dans ses champs de compétence au même titre que le fédéral et les provinces. Il suggérait aussi au gouvernement d’investir entre un milliard et demi et deux milliards par année, au cours des 15 prochaines années, afin d’atténuer les problèmes sociaux vécus par les aborigènes et de combler l’écart avec le reste de la population en matière de développement socioéconomique. Pour ce faire, Ottawa aurait dû majorer de 50 % le budget du ministère des Affaires indiennes et du Nord.Mais surtout, le rapport de la commission Erasmus-Dussault était porteur d’une révolution politique et philosophique en suggérant de restaurer la relation d’égal à égal qui avait prévalu au tout début de la colonisation, alors que les Amérindiens et les coureurs des bois sillonnaient ensemble les voies navigables d’un pays à naître.Ce document est vite devenu la « bible » des Premières Nations à travers le Canada alors que le gouvernement fédéral a mis plus d’un an à faire connaître sa réponse, timide, qui a pris la forme d’excuses présentées pour les sévices infligés dans les pensionnats en plus de la création d’un « fonds de guérison » doté d’une enveloppe initiale de 350 millions.Et depuis ? Presque rien.

Du moins au chapitre de l’autonomie. Il s’agit de la revendication la plus criante et la plus importante des autochtones, mais c’est aussi la moins susceptible de se réaliser à moyen terme. Selon le coprésident de la Commission royale sur les peuples autochtones, le juge René Dussault, les Premières Nations « ont raté des occasions » au cours des dix dernières années. « Le rapport s’adressait autant, sinon plus à eux qu’aux gouvernements. Dans les grands chantiers qu’on a proposés aux autochtones en matière d’éducation et de développement socioéconomique, il y avait beaucoup de travail qui ne peut être fait par personne d’autre qu’eux », explique-t-il.Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, donne en partie raison au juge Dussault. Dans une série de textes publiés la semaine dernière, à la veille du Sommet socioéconomique des Premières Nations, M. Picard affirme qu’il est de la responsabilité des leaders autochtones de « sortir nos peuples du sous-développement et du marasme social qui affligent la majorité de nos communautés ». « La balle est dans notre camp, et nous le savons », dit-il.La tenue de ce premier sommet, cette semaine à Mashteuiatsh, est intimement liée au fait que les autochtones « ne sont pas prêts pour l’autonomie politique », constate Pierre Trudel, professeur d’anthropologie au Cégep du Vieux-Montréal. « Ils le disent eux-mêmes : ils doivent accroître d’abord leurs capacités et développer leur économie. »Avant de parler d’autonomieLors de son élection à la tête de l’Assemblée des Premières Nations (APN), en 1997, Phil Fontaine a été un des premiers leaders autochtones à subordonner la quête de l’autonomie gouvernementale au développement des communautés. Autrement dit, il est inutile de parler d’autonomie si les collectivités ne parviennent pas à subvenir à leurs besoins de base.À ce chapitre, les quelque 976 000 Indiens, Métis et Inuits du pays vivent dans un véritable Tiers-Monde intérieur. La liste des problèmes sociaux qui freinent leur essor est interminable. Selon Statistique Canada, la moitié des autochtones vivant en réserve n’ont pas de travail. Ils disposent d’un revenu annuel médian de 15 000 $, soit deux fois moins que le reste de la population du pays. Un ménage sur deux vit sous le seuil de la pauvreté. L’espérance de vie est plus courte de sept ans dans les réserves. Le taux de mortalité infantile y est de 6,4 pour 1000 habitants (5,5 au Canada). Un autochtone sur cinq vit dans un logement inadéquat, ce qui est dix fois pire qu’ailleurs au pays. Mince consolation, l’état de santé des autochtones s’est amélioré en dix ans. Par contre, les écarts avec le reste du pays sont restés stables ou se sont même creusés.La Commission d’enquête sur les peuples autochtones appelait le Canada à prendre des engagements fermes pour réduire de 50 % l’écart des conditions sociales et économiques entre les autochtones et le reste du pays sur un horizon de 20 ans. Il reste donc seulement dix ans, et le temps presse !

Les Premières Nations vivent l’explosion démographique qu’avait anticipée la commission Erasmus-Dussault. L’avenir appartient aux jeunes : les 20 à 29 ans devraient former 40 % de la population autochtone d’ici 2017, selon Statistique Canada.Les subventions à l’éducation suivront-elles cette tendance à la hausse ? Rien n’est moins sûr. « Ce serait très facile de perdre plusieurs générations de jeunes autochtones, et on ne peut pas se le permettre », lance le juge Dussault. Le sort des jeunes préoccupe au plus haut point M. Dussault. Il trouve anormale la sous-scolarisation des Premières Nations. « Le taux de diplomation n’est pas à la hauteur. [...] Il faut offrir un avenir aux jeunes autochtones », dit-il.Cette statistique peut surprendre. Les autochtones fréquentent davantage l’école que les autres Canadiens, toutes proportions gardées. En 2001, 21, % des Indiens inscrits de plus de 15 ans fréquentaient l’école, contre 16 % de la population canadienne du même âge. Le hic, c’est qu’ils n’arrivent pas à compléter le parcours avec le même succès que les autres. Le taux de diplomation postsecondaire est de 23 % chez les Premières Nations, contre 43 % pour le reste du pays.La barrière de la langue, le choc culturel et l’absence de perspectives d’emploi dans les communautés d’attache sont à l’origine de ce décrochage, explique Robert-Falcon Ouellette, conseiller pédagogique à la recherche au sein du Conseil en éducation des Premières Nations. « Les jeunes se demandent à quoi cela sert d’avoir un diplôme universitaire si c’est pour revenir dans une communauté où il n’y a pas d’emplois, avec une dette d’études qu’ils ne seront pas capables de payer », dit-il.Titulaire de deux maîtrises, ce Cri fait figure d’exception. Au Québec, il y a environ 1220 bacheliers chez les Premières Nations et environ 200 titulaires d’un diplôme de deuxième ou troisième cycle universitaire. M. Ouellette est derrière le projet de construction d’un centre d’études collégiales autochtones, peut-être à Kahnawake, annoncé jeudi. Selon lui, un cégep autochtone permettra d’atténuer les effets pervers vécus par les jeunes qui quittent leurs réserves au profit des villes à l’étape du collégial.L’éducation est à la base de toute démarche d’autonomie, martèle M. Ouellette. « Le gouvernement investit plus pour l’emploi tout de suite dans les réserves. Je ne doute pas que c’est important, mais il réglerait beaucoup de problèmes à long terme en investissant dans l’éducation. Comme autochtone, c’est l’outil qu’il te faut pour faire ta vie », affirme-t-il

.Le juge Dussault partage cet avis. L’autonomie ne sera possible qui si les Premières Nations prennent leur avenir en main. « L’un ne va pas sans l’autre.

Le développement des capacités devrait être la première des priorités. Autrement, ça ne sert à rien d’avoir de vastes pouvoirs si on les fait gérer par les autres », explique-t-il.La logique du pain et du beurreL’accord de Kelowna, signé en novembre 2005, s’inscrit en droite lignée dans cette logique du pain et du beurre. Les premiers ministres du Canada et des provinces, de même que les dirigeants de l’APN (à l’exception de ceux du Québec), s’étaient entendus sur un plan de cinq milliards de dollars en cinq ans afin d’améliorer le sort des autochtones en se fixant des objectifs concrets de rattrapage en matière d’éducation, de santé, de logement et de développement économique. Les parties convenaient du coup des principes de « reconnaissance, de respect, d’avantages et de responsabilité » mutuels. La défaite des libéraux aux dernières élections fédérales a cependant compromis les chances de réalisation de l’accord, les conservateurs y étant fermement opposés.La table ronde de Kelowna découle de la philosophie de la Commission d’enquête sur les peuples autochtones dans la mesure où elle a cherché, par un dialogue d’égal à égal, à accroître le bien-être des Premières Nations.

Pour le juge René Dussault, le rapport déposé en 1996 reste toujours pertinent, « comme une feuille de route pour le changement ».Lors des conférences sur ce sujet, il répète le même propos central. Depuis ce fameux salut au soleil matinal du 21 novembre 1996, il n’a plus jamais été question de tutelle, d’assimilation et de subordination des autochtones. Ce sont « des entités politiques et culturelles qui ont le droit de se gouverner au sein du Canada », affirme le juge Dussault. L’autonomie complète et réelle n’est cependant pas pour demain...

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Le premier collège autochtone du Canada

 Sous prétexte de faire des Indiens des citoyens canadiens à part entière, le Livre Blanc de 1969 propose leur assimilation pure et simple. Le film raconte l'élan collectif qui s'en suivit et la naissance de l'actuel mouvement d'affirmation des Premières Nations. Plusieurs étudiants qui fréquentèrent l'éphémère Collège Manitou de La Macaza (1973-1976) figurent parmi les leaders autochtones qui ont émergé lors de cette mobilisation.

Le collège Manitou etait un centre éducatif pour Inuit, indiens (autochtones ou premières nations) et métis, qui était situé àLa Macaza, au Québec, Canada. Il fut constitué en août 1974 avec la collaboration du collège Ahuntsic. Il était voué à la sauvegarde des différentes cultures autochtones du Québec. Les membres du collège Manitou, (qui étaient francophones à 40 %) pouvaient y obtenir un diplôme d’étude collégiale. Il en résulta un mouvement d’affirmation de soi et on vit l'émergence de nouveaux leaders autochtones.Après quelques années d'existence le collège fut fermé en 1976 et le gouvernement transforma ses installations en centre correctionnel.

Personnalités

Ghislain Picard - chef actuel de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL)

Lise Bastien - directrice du Conseil en Éducation des Premières Nations (CEPN)

Lucie Lachapelle - professeur au collège Manitou, actuellement auteure et réalisatrice.

Bernard Hervieux -Directeur société de communication Atilameks Montagnais

L'éveil du pouvoir

(documentaire)Un film documentaire de René Sioui Labelle.Sous couvert de faire des Amérindiens des citoyens à part entière, le Livre Blanc des Libéraux de Pierre Elliott Trudeau, paru en 1969, n'a ni plus ni moins été qu'une tentative d'assimilation. Il fit l'effet d'un pavé dans la mare autochtone et sema la consternation dans les communautés. De cette consternation est née la prise de conscience de la nécessité pour les Premières nations de prendre en charge leurs propres affaires et leur propre éducation.C'est ce soulèvement collectif et jamais vu que L'ÉVEIL DU POUVOIR veut raconter.

Ce documentaire nous est également nécessaire pour suivre les traces des anciens camarades des années 70 du Collège Manitou. Plusieurs d'entre eux figurent aujourd'hui parmi les leaders autochtones.Producteurs : Bernard Hervieux, Jean-Yves De Banville

Acheter le documentaire sur le site de la SOCAM

SOCAM.NET

wikipedia

Le serpent cosmique : l’ADN et les origines de la connaissance

Le serpent cosmique : l’ADN et les origines de la connaissance (en anglais) Tarcher/Putnam, New York, 1998.



 L'auteur, Jeremy Narby, est un anthropologue suisse observateur des cultures de chaman dans le bassin amazonien.  D’après mes lectures, il s’est occupé de la protection de leur héritage culturel en trouvant des redevances pour leur sauvegarde d’irremplaçables plantes et habitats naturels. Il a remarqué que des chirurgiens occidentaux se servent du curare dans leur chirurgie de pointe.  La plupart d’entre eux ont une vague idée de son emploi, mais aucune de sa découverte. Cette drogue peut être réduite à partir d’environ soixante-dix plantes tropicales, mais cette recette de jungle libère un parfum exquis de fatalité considérable. Imagine des chefs de tribu, des chamans et leurs acolytes débrouillards, sinon tous les villageois, décédés autour du feu préparatif, sans explication aucune.  Aucune indice de lutte ni de meurtrissure.  Tu parles d’effarant !  Au fait, ces procédés de cuisson et leurs ingrédients primaires auraient dû depuis longtemps faire-part d’un soigneux tabou. Un autre ethnobotaniste fut expédié la-bas pour requérir à ces chamans : « Comment aviez-vous appris votre recette du curare ? »  Il refusa de croire à leur récit qu’ils l’avaient apprise de leurs hallucinations.Ils devaient abattre des singes de leurs perches sylvestres pour se nourrir de leur chair, sinon mouraient-ils de faim. 


Toute la chasse restante avait disparue alors que des singes grouillaient hors de portée dans les arbres. Après s’être défoncés le crâne, ils ont fait cette demande au serpent cosmique, qui leur expliqua, selon eux, comment préparer du curare et l’administrer aux singes à coups de dard à souffle. « Préparez un feu spécial : lent et persévérant, à une journée de marche de toute habitation.  Mettez-y ces ingrédients magiques à cuire pour 24 heurs.  Partez de suite sans revenir avant un jour entier.
Ensuite, voici comment fabriquer un dard à souffle. » Quelles jolies instructions ! Les chamans recueillent des hallucinations révélatrices en se droguant, en jeûnant, dansant, battant du tambour, chantant et méditant jusqu’à l’épuisement.  Autour du globe, des adeptes autonomes d’une confrérie internationale de chamans ont constaté la même vision : deux lignes parallèles et onduleuses, ressemblant à la chaîne à deux têtes des chromosomes d’une cellule diploïde, aux serpents noués autour du bâton à ailes du dieu messager Hermès, (sinon celui dont se servaient des guérisseurs historiques pour lentement enrouler les 61 cm d’un ver de guinée lors de son jaillissement nocturne de la peau de sa victime) et au caducée de renommée médicale.
 Dans d'autres cas, cette vision hallucinatoire était d’un dragon, une échelle au ciel ou ce qui nous semblerait comme des spirales d'ADN – du moins selon les préconçues de notre Apprentissage scientifique. Le jeu des serpents et échelles me revient à l'esprit ; ainsi que le serpent emplumé et mécène des sciences pour les civilisations précolombiennes, incluant Coatzacoalcos ou Quetzalcóatl chez les Aztèques, Q'uq'umatz des Qu’aiche' Maya, Kukulkan des Maya, et Viracocha des Inca.


 Aussi Yggdrasil, l'arbre mondial de la mythologie scandinave découlant des épiques de chaman arctique, ternies par des platitudes guerrières récitées dans les salles d’hydromel Viking.

D’autres arbres mondiaux ont été fabulés. Des incarnations amazoniennes se sont indiquées comme l’entrelacement d’un python noir et d’un boa aux couleurs de l'arc-en-ciel. « L’instauration de Funan [au Cambodge méridional] est attribuée à un brahmane indien du nom de Kaundinya qui, suivant l’instruction dans son rêve, empoigna l’arc magique d’un temple, embarqua dans un vaisseau marchand et débarqua au Funan au premier siècle de l’EAC.  Il y conquit la reine locale, Soma, fille du roi des Nâgas, (cobras) l’épousa et engendra la lignée royale.  Cette légende, attribuant un lien mystique entre brahmane et serpent, rend double légitimité à la dynastie : tant d’origine indienne qu’enracinée dans la mythologie populaire indigène, dont la croyance dans la terre, l’eau et les serpents était importante : elle fut adoptée par certains royaumes en Asie du sud-est, notamment Champa, Angkor et Kedah, pour n’en citer que trois.  Le cobra était reconnu comme le seigneur du monde ; ainsi enjoint-il la révérence des peuples agricoles. »  D.R. SarDesai, Southeast Asia: Past and Present, Westview Press, A Division of HarperCollins Publishers, Inc., Boulder, Colorado, 1997, pp. 23-24.

Un serpent d’arc-en-ciel est fondamental dans les croyances des Bushmen en Australie, aussi dans celles de vaudou selon lesquelles le serpent cosmique (Dambala) et de l’arc-en-ciel (Aida Wedo) se sont embrassés afin de créer l’univers et la terre.Zeus défit Typhon (en l'emprisonnant sous Mt Etna) le monstre le plus fatal de la mythologie grecque ; le dernier fils de Gaia par Tartare, la moitié inférieure de son corps consistait de colossales écailles de vipère recouvertes d'ailes. Ayant absorbé toutes les eaux cosmiques, le serpent Vritra s’était enroulé autour d'une montagne ; la déité Indra l’anéantit à coups de foudre et lâcha ainsi la mousson annuelle sur la terre tarie.En ancienne Égypte, l'image du cobra couronna des rois et des dieux pour signaler leur ultime pouvoir.  L’ouroboros : le serpent qui avale sa queue, est un symbole Jungien adopté par de nombreuses cultures pour représenter l’infini.  Des équivalents africains incluent Oshumare et Aidophedo ; il y en a d’autres parmi les Indiens de la jungle sud américaine.  Des mythes populaires incluent un certain serpent Adisesha qui s’est appelé en vie.Des symboles mythologiques et religieux comprenant des poissons, comme Léviathan et celui symbolisant le christianisme, peuvent être inclus ici.

Voir http://www.reptilianagenda.com/research/r073101d.html

pour une liste de serpents mythologiques, plus longue et en anglais.
À peu près 663 millions de kilomètres d'ADN sont minutieusement noués dans chaque corps humain.  Ces rives émettent une faible luminance cohérente, comme si d’un laser de petit rendement.  Les visions de chaman sont intensément lumineuses et accompagnées d'une musique complexe et aiguë.
Le bourdonnement corporel de l’ADN peut sembler, à nos oreilles en airain, comme le rire cosmique, la musique des sphères ou la petite voix intérieure aux vérités réticentes – sinon le simple flot de sang dans nos oreilles pareillement bourrées d’ADN, amplifiée par l’univers supposé en dehors de soi.Le milieu hallucinatoire comprend des proportions stellaires, une résonance accablante et luminescence kaléidoscopique ; il offre promesse infinie quoique des conséquences très graves, comparées auxquelles nos vies et morts particulières ne semblent pas si importantes.  Au cours d’hallucinations propices, un serpent, un compagnon animal ou quelque autre esprit savant s'indique, répond aux questions provocantes et offre ses conseils
… Pourvu que l'investigateur partage cette information pour le bien de tous.
Autrement, si des malfaiteurs abusent de ce don, cette créature ne rejoint plus leurs visions qui se transforment en cauchemars absents ses conseils et appuis.   Ce qui mène, assez souvent, à la disparition accidentelle ou suicidaire des égarés.

Selon les conclusions éclatantes de Narby, l’ADN :  ·      s’engage en conversation incessant avec toutes ses incarnations animées ;·      badine avec le monde inanimé ;·      orchestre toute l'énergie dans l'univers ;·      joue un concerto de laser au fond de chaque corps, notamment lors de Dreamtime (le temps des rêves des Bushmen australiens) et le rêve ordinaire ; et·      profère un long sermon à ses porteurs contemplatifs. En d'autres termes, ce serpent cosmique reste en conversation avec toute la matière inanimée, l’ADN et l’énergie résiduelle dans l'univers.  « Ah !  Je ris, de me voir si belle en ce miroir… »La prochaine fois que tu iras dans la nature, imagine qu’eux tous : arbres, buissons, herbes, animaux, insectes et bactéries, se parlent et te parlent aussi, jusqu’à l’horizon puis au-delà.  Quelle ruade mentale que je me suis tapée quand cette idée transperça ma conception du monde ! « En vérité, je doute qu’il y ait pour l’être pensant de minute plus décisive que celle où, les écailles tombant de ses yeux, il découvre qu’il n’est pas un élément perdu dans les solitudes cosmiques, mais que c’est une universelle volonté de vivre qui converge et s’hominise en lui. » Pierre Teilhard de Chardin, Le phénomène humain, Éditions du Seuil, Paris, 1955, p. 30. Grâce à ces visions de chaman, l'ADN tente de mieux se décrire.  Ces révélations lui permettent (aussi permettent à nous : sa progéniture la plus récente et brillante) de se rendre plus avertis, puissants et affranchis. Nos puérils cultes d'armes ont narrés un ou plusieurs mythes d’un jaloux homme-gamin-dieu qui confronte, bannit ou tue le serpent.


Ces mythes nous sont coutumiers.  Par exemple, le châtiment du serpent biblique dans le jardin d'Éden, l’exécution d'une paire de pythons par le petit Hercule dans sa huche, et celui, aux mains de Ladon, (Laton ?) du dragon gardien des pommes d’or des Hesperides – ce qui nous mène au thème des dragons, que je ne citerai qu’en passant. Dans le panthéon Hindou, Krishna, l’avatar ou fils de Vishnou, tue Naraka, le roi des serpents.  Le dieu scandinave du tonnerre, Thor, est en conflit permanent avec le serpent de mer Jormugand, et tous deux sont prophétisés s’entretuer à la fin du monde, Ragnarok. « Dans le conte de Cadmos comme dans l’ancien testament, le serpent joue le rôle de vilain.  Rappelez-vous que jusqu'à l'arrivée du texte écrit, le serpent rampant était un symbole saisissant de l'énergie sexuelle et du pouvoir de la femme.  Peu après l'acceptation de l’écriture à travers l’ancien monde, des héros mâles ont liquidé des serpents afin d'acquérir la connaissance sinon saisir pouvoir.  Mardouk s’est rendu omnipotent en abattant Tiamate dont la forme fut d’un serpent de mer.  En Égypte, Ptah défit le serpent répugnant, Apophyses.  Au Canaan, El défit Yama, redoutable monstre de mer.  Plus tard, Baal tua Lotan, un autre serpent de mer.  Apollon, le dieu du don sacré de l'alphabet, acquit l’importante fonction de clairvoyance en tuant le terrible serpent Python, gardien de l'oracle de Delphes.  Persée tua la Méduse [ou Gorgone] une sorcière dont la tête fut couverte de serpents au lieu de cheveux.  L'arme la plus puissante de la Méduse fut son image : chacun la regardant se métamorphosa en pierre.  Mais à l'aube du savoir lire, la Méduse trouva le destin réservé à toutes les serpentes. « Des maîtres d’étude biblique ont identifié les psaumes 74 et 89 comme deux des passages les plus vieux dans l’ancien testament.  Chacun raconte un récit de la création qui date d’avant Genèse, dans laquelle Yahvé saisit son empire sur l’univers en tuant Léviathan ou Raab, tous deux serpents de mer.  Or, l'univers doit avoir été créé par un autre, peut-être Léviathan. » Leonard Shlain, The Alphabet Versus the Goddess: The Conflict between Word and Image (L’alphabet à l’encontre de la déesse : Le conflit entre l’image et le mot), 1998, Penguin Group, New York, p. 122. Dans la Rune XXVI de l’épopée finlandaise Kalevala, le héros Ahti ordonne au serpent aux mille langues de s’ôter de son passage – ce que celui-ci fait sans histories – tandis que lui se rend sans invitation à la fête de mariage de Pohyala, la vierge de l’arc-en-ciel.Pendant le troisième de ses sept labeurs, le héros perse, Rostam, se réveille et tue un dragon serpent qui harcelait son cheval de bataille, Rakhsh, alors que Rostam dormait. Ainsi a-t-on rejeté cette source d'énergie cosmique.  Dr Shlain la délimite à une entité femelle issue du côté droit du cerveau des êtres humains, hommes et femmes : ce qu’il authentifie dans le restant de son livre fascinant
. Apprentis concluent que c’est l’ADN pure et simple (un agent omnipotent de notre point de vue rabougri) : l’équivalent matériel et biologique de notre éphémère culture alphanumérique et aussi son originaire.  Désorientés par nos prêtrises d'armes, nous avons troqué nos vraies croyances contre des fantaisies d’un dieu anthropomorphe et centré sur le moi égoïste.  Ce démenti ininterrompu nous a interdit d'apaiser nos psychés et rendu bizarrement mal disposés à soigner le monde naturel : notre devoir évident.
L’évangile selon St Jean de la Bible,
Chapitre 1 :
1.      Au début était la parole et la parole était avec Dieu et la parole était Dieu
.2.      Elle était au commencement avec Dieu.
3.      Toutes les choses ont été faites par elle et rien de ce qui eut été fait n'a été fait sans elle.
4.      En elle était la vie et la vie était la lumière des hommes.
5.      La Lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont point reçue.
6.      Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean.
7.      Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la Lumière afin que tous crussent en lui.
8.      Il n'était pas la Lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la Lumière.
9.      Cette Lumière était la véritable lumière qui éclaire chaque homme venant au monde
.10. Elle était dans le monde et le monde a été fait par elle et le monde ne l'a point connue.
11. Elle est venue chez les siens et les siens ne l'ont point reçue.
12. Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de leur rendre en enfants de Dieu, lesquels sont nés,
13. Non du sang ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.
14. Et la parole a été rendue en chair et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.
 J’ai reçu une copie de la bible en français, La bible Segond, nouvelle édition de Genève, 1979, envoyée gratis par la Société biblique de Genève.  Excuse-moi, s’il te plait, si je persiste à traduire de ma propre manière ce texte central. 
En effet, le Dr Segond traduit du grec et de l’hébreu la ligne 9, comme tel : « Cette lumière était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. »  Je ne parviens qu’à interpréter la version « King James » qui ne se laisse pas traduire ainsi. Le Q'ran contient un Soura à ce sujet, (La lumière, An-Nur) dont la similitude/dissimilitude du texte originel en hébreu est caractéristique.  Je te laisse l’interpréter.  Le Q'ran, 24:35, ce texte d’abord constaté dans l'Histoire des peuples arabes, d'Albert Hourani, Warner Books edition, Hachette Book Group USA, New York, 1991, p. 173.  Je te prie d’excuser mon rapiéçage de trois traductions en anglais et en français.  Dieu est la lumière des cieux et de la terre :La parabole de Sa lumière,Est comme une niche avec une lampeLa lampe est en cristalCe cristal tel un astre étincelantIlluminé d’un Arbre BéniSon olive ni de l'Est ni de l'OuestDont l’huile brillerait presque d’elle-même,Même si aucun feu ne la touche ;Lumière sur Lumière --Dieu guide vers Sa lumière quiconque qu’il veut,Dieu donne des paraboles aux humains,Dieu sait tout.
 Je propose que des jardiniers préhistoriques ont pu se doter de conseils védiques à travers des hallucinations de chaman.  Armés de temps, de curiosité et de patience sans limites, ils se seraient servis d’aptitudes élémentaires en anatomie comparative et en chimie botanique, et de technologies aussi simples que la céramique et la centrifuge à roue de poterie.  En ce faisant, ils auraient pu fouiller l'architecture génétique dans beaucoup plus de profondeur que nos ingénieurs génétiques ne se permettent d'imaginer.  Tout ce qui leur aurait fallu aurait été une formule botanique pour dépouiller le revêtement cellulaire et exposer l’ADN interne … puis de la patience et des bons conseils à foison.En rétablissant le monde paisible, nous pourrions résoudre beaucoup d’accablants problèmes techniques : de pollution, de dégradation infrastructurelle, d’erreurs fatales de bionanotechnologie, d’abus d'armes et d'autres interactions complexes ; le réussir en explorant de façon systématique cet univers de chaman, sans crainte ni préjugé. Les attributs les plus sinistres de nos technologies actuelles, sont la multiplicité et l'intensité de leurs conséquences inattendues.  Nous devons trouver des méthodes « miraculeuses » pour les prévoir et neutraliser. Ces méthodes devraient être naturelles, ordinaires et pratiques.  En honneur de notre canon scientifique, tout honnête chercheur devrait pouvoir dupliquer les mêmes résultats en se servant des mêmes méthodes.  Aussi, ces résultats devraient se prouver, sinon sans danger, beaucoup moins dangereux que nos démarches « scientifiques » menées de nos jours en insensibilité totale de leurs conséquences inattendues.  Ils seraient assujettis aux coutumières rigueurs et trousses d’outils scientifiques, ainsi qu’à une largesse d’esprit de loin supérieure.Comparé à la culture néophyte humaine, l'ADN est beaucoup plus ancien et sage.
Contrairement à l’énorme vulnérabilité de la civilisation humaine, il a attrapé tout ce que l’univers a pu lui lancer dans la figure et en a jouie.  Toutes les résolutions tirées d’un entretient avec l'esprit fondamental de l'ADN, seraient salutaires aux deux parties.  Compte tenu de soins raisonnables, les deux parties pourraient prévenir des suites inattendues plutôt moches. Celles dans l’avenir proche promettent de nous projeter dans des périls fantasques, faute de l'engager. ENSUITE      TABLE DES MATIÈRES      ANTÉCÉDENT APPRENTIS : De la terre en armes au monde en paix

La memoire de l'eau

Toute la nature est vivant et garde en memoire  le tout ....

La mémoire de l’eau est le nom donné en 1988[1], au cours d'une controverse médiatique, à une hypothèse du chercheur Jacques Benveniste selon laquelle l’eau qui a été en contact avec certaines substances conserve une empreinte de certaines propriétés de celle-ci alors même qu'elle ne s’y trouve statistiquement plus

Le résultat d'une série d'expériences réalisées pour valider cette hypothèse est alors présenté par les tenants de l'homéopathie(qui pratique une dilution très importante des principes actifs) comme une validation scientifique de celle-ci.

La reproduction de l'expérience dans des conditions plus rigoureuses ayant donné un résultat négatif. et aucune explication satisfaisante n'ayant été proposée, les chimistes estiment que le concept de mémoire de l'eau n'est qu'un artefact expérimental.

Il continue cependant d'être étudié par certains scientifiques, dont le biologiste Luc Montagnier qui estime que Benveniste avait globalement raison, malgré des résultats qui « n'étaient pas reproductibles à 100 % ».

Pour la plupart des chercheurs, l'eau liquide ne retient pas de réseaux ordonnés de molécules pendant plus d'une petite fraction de nanoseconde. Pour les autres, tels Brian Josephson, Luc Montagnier et Martin Chaplin, des structures peuvent subsister à d'autres échelles, indépendamment de la brièveté des liaisons entre molécules d'eau , et il est possible, selon Montagnier, d'en détecter l'empreinte électromagnétique, comme l'affirmait Benveniste.

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