31 juillet 2014

9 août 2014: Journée Internationale des Populations autochtones


En 1994, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de faire du 9 août la Journée internationale des populations autochtones (résolution 49/214), chaque année pendant la Décennie internationale des populations autochtones. Cette date marque le jour de la première réunion du Groupe de travail sur les populations autochtones de la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l'homme en 1982.
Le but de cette Décennie est de renforcer la coopération internationale pour résoudre les problèmes rencontrés par les populations autochtones dans des domaines tels que les droits de l'homme, l'environnement, le développement, l'éducation et la santé. Le coordonnateur de la Décennie est le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.
En avril 2000, la Commission des droits de l'homme a adopté une résolution sur l'établissement de l'Instance permanente sur les questions autochtones qui a été approuvée par le Conseil économique et social le 28 juillet 2000. (E/RES/2000/22). L'Instance permanente devra fournir des conseils sur les questions touchant au développement social et économique, aux droits de l'homme, à l'éducation, à la santé et à l'environnement.

22 juillet 2014

La légende chez les Innus, Tshakapesh

Un regard sur le monde à travers les yeux d'un autochtone

Ma mère me raconta ces histoires , ces prouesses, ces exploits devant les forces de  la natures que je trouvais abracadabrant a l'époque , mais vu sous un certain angle, ces légendes sont pleins de sagesse à l'époque des grands chasseurs ou toutes actions avaient ces conséquences. Ceci, chez les Innus , il fera partie de leurs histoires les plus vivants venu jusqu’à   nos jours. Je vous invite à connaitre ce fabuleux chasseur sortit dans l'ancien monde de l'île de la Tortue.





Conteur et essayiste, Rémi Savard obtient en 1960 une maîtrise en sociologie de l'Université Laval en 1960 et un doctorat de troisième cycle en ethnologie de l'Université de Paris. De 1965 à 1977, il fait des recherches dans les communautés inuites et innus. En 1964, il est professeur adjoint au département d'anthropologie de l'Université de Montréal, puis de 1966 à 1969, il est directeur du groupe de recherche nordique. En 1969, il est professeur adjoint au département d'anthropologie et à la faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval, tout en étant coordonnateur du laboratoire d'anthropologie amérindienne à Montréal. Il est professeur titulaire au département d'anthropologie de l'Université de Montréal depuis 1979. Il a également été professeur invité à l'Université de Beijing (Chine) et à l'Université de Hohhot (Mongolie intérieure). En 1991 et 1992, il a été témoin expert en questions amérindiennes. Rémi Savard est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.




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Tshakapesh vue par Rémi Savard



Société de communication atikamekw montagnais - Tepatcimo - Tipatcimo

Tshakapesh, une série de vidéo d'animation éducative produit par la SOCAM, en collaboration avec Semaphore Films. Réalisé dans le cadre du Programme des Autochtones "Initiative des langues autochtones" du Ministère du Patrimoine canadien.


 
Tshakapesh - Épisode 1 - Français from Socam on Vimeo.


Tshakapesh - Épisode 2 - Français from Socam on Vimeo.



Tshakapesh - Épisode 3 - Français from Socam on Vimeo.



Tshakapesh - Épisode 4 - Français from Socam on Vimeo.


18 juillet 2014

Les modèles amérindiens de gouvernement et la Constitution des États-Unis Par Bruce E. Johansen

iroquois en 1914
Les méthodes de gouvernement des États-Unis ne doivent pas tout aux exemples les plus connus de la Grèce, de Rome et du droit commun britannique. Les concepts de démocratie vécus par les Indiens d’Amérique ont également joué un rôle. Les immigrants venus en Amérique à l’époque coloniale cherchaient la liberté. Ils en ont trouvé l’exemple dans la confédération des Iroquois, comme chez d’autres nations indiennes du continent. Ces concepts se sont largement propagés au sein des anciennes colonies britanniques, comme le montrent les propos tenus par Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et John Adams à l’occasion de la Convention constitutionnelle de 1787. Au XIXe siècle, la conception iroquoise des relations entre les hommes et les femmes exercera une influence importante sur les architectes du mouvement féministe américain. De nos jours encore, ces idées éclairent le débat politique.
Dans tout l’est de l’Amérique du Nord, les nations indiennes avaient formé des confédérations avant l’arrivée des immigrants européens : les Séminoles dans ce qui est aujourd’hui la Floride, les Cherokees et les Choctaws dans les Carolines, et les Iroquois et leurs alliés les Hurons dans le nord de l’État de New York et dans la vallée du Saint-Laurent.
Les colons connaissaient surtout le système de confédération des Iroquois, car ces derniers jouaient un rôle clé dans le domaine diplomatique, non seulement en ce qui concerne les relations entre les Français et les Anglais, mais également sur le plan des relations avec les autres confédérations indiennes. Appelés Iroquois par les Français, et Cinq Nations (et plus tard Six Nations) par les Anglais, les peuples iroquois s’appelaient eux-mêmes Haudenosaunee, ce qui signifie le Peuple aux longues maisons. Ils contrôlaient le seul passage terrestre relativement plat entre les colonies anglaises de la côte Est et les comptoirs français de la vallée du Saint-Laurent.
Selon la tradition orale des Haudenosaunees, la Confédération iroquoise avait été créée par le chef Huron Deganawidah (« le faiseur de paix »), qui avait demandé à Aiowantha (parfois appelé Hiawatha) de propager sa vision d’une confédération visant à mettre fin aux rivalités fratricides. Cette confédération était constituée au départ des Mohawks, des Oneidas (Onneiouts), des Onondagas (Onontagués), des Cayugas (Goyogouins) et des Sénécas. La sixième nation, les Tuscaroras, émigrèrent en pays Iroquois au début du XVIIIe siècle. La confédération remonte probablement au XIIe siècle de notre ère, comme l’indiquent les recherches effectuées par Barbara A. Mann et Jerry Fields, de l’Université de Toledo.
La loi fondamentale des Iroquois, la Grande Loi de la Paix, prévoit encore aujourd’hui que les sachems (les chefs) doivent accepter les critiques de leurs administrés : ils ne doivent pas s’irriter lorsque le peuple juge leur conduite des affaires de la tribu. Cette philosophie se retrouve dans les écrits de Thomas Jefferson et de Benjamin Franklin, même si elle n’a finalement été intégrée au droit américain qu’en 1964, lorsque dans sa décision New York Times v. Sullivan, la Cour Suprême mit quasiment fin à tout espoir des élus politiques de gagner un procès en diffamation.
La Grande Loi de la Paix prévoit également la possibilité de déposer les chefs qui ne peuvent plus exercer leurs fonctions de manière adéquate. Cette mesure est remarquablement similaire à un amendement constitutionnel adopté par les États-Unis au cours de la deuxième moitié du XXe siècle : il est en effet possible de remplacer le président lorsqu’il est dans l’incapacité d’exercer ses fonctions. La Grande Loi contient en outre des dispositions garantissant la liberté de religion et le droit de faire appel devant le Grand Conseil. Elle interdit également d’entrer sans autorisation dans les maisons. Toutes ces règles sont bien connues des Américains, qui y reconnaîtront certains principes de la Déclaration des droits.
La procédure politique au sein de la confédération iroquoise commence par un débat entre les Mohawks et les Sénécas, appelés « les plus vieux frères ». Après avoir été débattue par les Gardiens de la Porte de l’Est (les Mohawks) et les Gardiens de la Porte de l’Ouest (les Sénécas), la question est abordée de l’autre côté du feu qui brule au centre de l’assemblée : c’est en effet là que siègent les dignitaires oneidas et cayugas, appelés « plus jeunes frères ». Dès qu’un consensus s’est dégagé entre ces derniers, la décision est renvoyée aux Sénécas et aux Mohawks pour confirmation. La question est ensuite soumise aux Onondagas, chargés de résoudre tout contentieux en suspens.
A ce stade, les Onondagas exercent un pouvoir de nature quasi-judiciaire et des fonctions similaires à celle des comités mixtes du Sénat et de la Chambre des représentants du Congrès des États-Unis. Ils peuvent soulever des objections s’ils estiment que la proposition est incompatible avec les principes de la Grande Loi. Sur le fond, le Grand Conseil s’assure que la loi proposée est conforme à la constitution des Iroquois. Une fois un consensus obtenu par les Onondagas, la décision est confirmée par le tadodaho, c’est-à-dire le sachem, qui assure la présidence du Grand Conseil. Ce processus repose donc sur des contrôles et des mécanismes d’équilibre, des débats publics et une recherche de consensus. L’objectif de cette procédure parlementaire est d’assurer l’unité lors de chaque étape.

Les Iroquois et la fédération des colonies

Dès 1744 à Lancaster, en Pennsylvanie, le tadodaho Canassatego avait expliqué la vision iroquoise de l’unité aux représentants des colonies :
Nos ancêtres dans leur sagesse ont établi une union et l’amitié entre les Cinq Nations. Cette décision nous as rendu puissants ; elle nous a donné un grand poids et une grande autorité vis-à-vis des nations voisines. Notre confédération est puissante; si vous suivez les méthodes adoptées par nos sages, vous disposerez vous aussi de cette force et de ce pouvoir. Ainsi, quoi qu’il arrive, ne rompez jamais votre union.
Benjamin Franklin n’a probablement pris connaissance du conseil de Canassatego aux colonies que lorsqu’il a mis par écrit les paroles du sachem. En effet, de 1736 à 1762, la maison d’édition de Franklin avait publié dans les colonies les textes des traités indiens, sous forme de fascicules qui s’étaient très bien vendus. Bien avant la première tentative d’unification des colonies, lors du Congrès d’Albany, Benjamin Franklin avait compris le message de Canassatego. En 1751, faisant référence à l’unité iroquoise, Franklin n’avait pas hésité à utiliser des arguments xénophobes pour faire honte aux colons réticents et les encourager à accepter l’union : « Il serait tout de même étrange (…) que six nations de sauvages incultes soient capables de former une union et de la maintenir au cours des âges de manière apparemment indissoluble, et qu’une dizaine ou une douzaine de colonies anglaises soient incapables de former une telle union, qui leur est pourtant encore plus nécessaire et qui présente pour elles certainement plus d’avantages. » En réalité, on découvrira par la suite que Franklin avait un très grand respect pour les Iroquois. Il avait commencé sa prestigieuse carrière diplomatique en tant que représentant de la Pennsylvanie lors de la négociation de traités avec les Iroquois et leurs alliés, alors qu’il apparaissait déjà comme l’avocat infatigable de l’union des colonies.
Le 10 juillet 1754, Franklin présentera officiellement son plan d’union au Congrès d’Albany. Il écrira plus tard que le plan d’Albany «… a été débattu chaque jour, alors même que se discutaient les affaires indiennes ». Le sachem iroquois Tiyanoga ne se contentera pas de parler au nom des deux cents Indiens présents au Congrès d’Albany : il prendra sur lui d’expliquer le système politique iroquois aux délégués des colonies, comme Canassatego l’avait fait dix ans auparavant.
Franklin finalisera son plan d’Albany pour l’unification des colonies en tenant compte des exigences diplomatiques des diverses parties : les Anglais, qui souhaitaient conserver le contrôle ; les colonies, qui souhaitaient obtenir leur autonomie au sein d’une fédération peu contraignante ; les Iroquois enfin, qui souhaitaient une union des colonies semblable à la leur dans sa structure et ses fonctions. Les Anglais obtenaient donc le droit de désigner un président général responsable de l’administration. Les colonies, sauf disposition contraire du plan, conservaient leurs propres constitutions. Ce concept de maintien de la souveraineté interne au sein de chaque colonie prise individuellement, très similaire au système iroquois, était inconnu en Europe.

Thomas Jefferson et les philosophies indiennes de gouvernement

Franklin et Jefferson étaient trop pragmatiques pour croire qu’il fût possible de recréer l’état de nature. Cette image s’est pourtant très tôt fortement ancrée dans la conscience politique des États-Unis. Comme l’a écrit Jefferson : « Le seul État sur terre qui peut, selon moi, se comparer au nôtre, est celui des Indiens, car ils sont sujets à encore moins de contraintes juridiques que nous ne le sommes nous-mêmes. » Thomas Paine avait bien résumé les observations de la civilisation indienne lorsqu’il avait écrit, en première page de son pamphlet Le Sens commun que « l’existence d’un gouvernement, comme le fait de devoir porter des vêtements, manifeste une perte d’innocence ».
En 1787, dans une lettre à Edward Carrington, Jefferson avait établi un lien entre la liberté d’expression de l’opinion publique et le bonheur, en donnant les Indiens d’Amérique comme exemple :
« Notre gouvernement ayant pour fondement l’opinion de la population, notre objectif premier devrait être de préserver ce droit ; d’ailleurs, si je devais choisir entre un gouvernement sans presse et une presse sans gouvernement, j’opterais sans hésitation pour la seconde solution. (…) Je suis convaincu que les sociétés qui, [comme les Indiens], vivent sans gouvernement, jouissent dans l’ensemble d’un niveau de bonheur infiniment plus élevé que celles qui vivent sous l’empire des gouvernements européens. »
Mais Jefferson savait que « sans gouvernement » ne voulait pas dire « sans ordre social ». Jefferson, Franklin et Paine connaissaient trop bien les Amérindiens pour penser une seule seconde que ces sociétés puissent fonctionner sans cohésion sociale. Il était évident, par exemple, que les Iroquois n’avaient pas créé « sans gouvernement » une confédération reposant sur des alliances dans quasiment tout le nord-est de l’Amérique du Nord. Mais ils l’avaient fait en développant un concept non-européen de gouvernement, dont Jefferson, Paine et Franklin étaient devenus les fervents observateurs. Ils cherchaient en effet à intégrer la loi de nature et les droits naturels dans les schémas qu’ils développaient pour les États-Unis durant l’ère révolutionnaire.

Un débat sur le fédéralisme à la Convention constitutionnelle

En juin 1787, les délégués à la Convention constitutionnelle engagèrent un débat sur la nature fondamentale de l’Union. De nombreux délégués semblaient d’accord avec James Wilson, qui avait déclaré, le 1er juin 1787, qu’il ne se soumettrait pas à « un système de gouvernement sur le modèle britannique, qui est inadapté à (…) ce pays ». Wilson considérait que l’Amérique était tellement grande et ses idéaux « si républicains que rien ne saurait lui convenir, sinon une république confédérée ».
En 1787, à la veille de la Convention constitutionnelle, John Adams publiera sa Défense des Constitutions de gouvernement pour les États-Unis d’Amérique. Adams, nommé délégué du Massachusetts à cette convention, avait préféré ne pas y participer et publier son long essai à la place. La Defense des Constitutions constituait une étude critique des mécanismes de gouvernement du monde. Son texte comprenait une description des systèmes des Iroquois et d’autres nations amérindiennes, ainsi que des exemples de confédération en Europe et en Asie.
La Défense des Constitutions n’était pas complaisante à l’égard des modèles de gouvernement des Indiens d’Amérique. Adams rejetait les arguments de Franklin, qui était partisan d’une chambre unicamérale sur le modèle du Grand Conseil iroquois. C’était d’ailleurs la solution proposée dans le plan d’Albany et les Articles de Confédération. Adams ne faisait pas confiance à l’approche consensuelle qui semblait si bien fonctionner chez les Iroquois. Il estimait que s’il n’existait pas un mécanisme de contrôle et d’équilibre des pouvoirs, le système risquait de servir des intérêts particuliers ou de conduire à l’anarchie ou au despotisme. Adams se montrait donc critique à l’égard du système mohawk fondé sur l’indépendance. Les écrits de Franklin sont, en revanche, nettement plus flatteurs à l’égard des modèles amérindiens de gouvernement.
L’influence des Indiens d’Amérique sur le féminisme américain
La place des femmes dans la vie des Amérindiens est l’un des aspects qui a le plus intrigué, étonné et parfois alarmé les observateurs européens et euro-américains aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est vrai que la plupart d’entre eux étaient des hommes. Dans de nombreux cas, les femmes jouaient un rôle essentiel dans les systèmes politiques des tribus. Chez les Iroquois, c’étaient les femmes qui nommaient les chefs. Elles pouvaient d’ailleurs les déposer en cas de défaillance. Les femmes avaient souvent le droit de véto sur la décision de faire la guerre, qui était prise par les hommes. Dans les sociétés matriarcales, ce qui était le cas de la quasi-totalité des confédérations indiennes voisines des colonies, les femmes étaient propriétaires de tous les biens de la famille, à l’exception des vêtements, des armes et des instruments de chasse des hommes. La responsabilité de transmettre la culture d’une génération à l’autre leur revenait également dans une très large mesure.
Le rôle de la femme chez les Iroquois a servi d’inspiration à certaines des championnes les plus influentes du mouvement féministe moderne des États-Unis. L’exemple des Iroquois figure en bonne place dans l’ouvrage fondamental de Matilda Joslyn Gage, Woman, Chuch and State, publié en 1893 durant la période décrite par Sally R. Wagner comme étant « la première vague du féminisme ». Dans ce livre, Gage reconnaît, comme l’indique Sally Wagner dans ses travaux de recherche, que « le monde moderne doit beaucoup [aux Iroquois], qu’il s’agisse du premier concept des droits inhérents de la personne, de l’égalité naturelle des conditions [de l'homme et de la femme] ou de l’établissement d’un système de gouvernement civilisé reposant sur ces bases. »
Gage sera l’une des trois féministes américaines les plus influentes du XIXe siècle, aux côtés d’Elizabeth Cady Stanton et de Susan B. Anthony. Gage deviendra d’ailleurs membre du Conseil des matrones des Iroquois. Elle sera adoptée par le Clan des loups sous le nom de Karonienhawi (« celle qui porte le ciel »).
Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues ou la politique du gouvernement des États-Unis.

Bruce E. Johansen
Bruce Johansen est professeur titulaire de la chaire Frederick W. Kayser à la faculté des sciences de la communication de l’université du Nebraska à Omaha. Avec son collègue Donald Grinde, M. Johansen est à l’origine des recherches sur l’influence significative qu’ont exercée les pratiques amérindiennes de gestion des affaires publiques sur la Constitution des États-Unis. Cette thèse révolutionnaire à l’époque est largement admise aujourd’hui.

http://www.terredisrael.com/infos/les-modeles-amerindiens-de-gouvernement-et-la-constitution-des-etats-unis-pqr-bruce-e-johansen/

Les inventions autochtones

Que dire les milliers techniques de survit, de chasses , de remèdes, produit alimentaires sauvages  et de systèmes politiques toujours utilisés au État-Unis jusqu’à l'appropriation des milliers formules de médicaments au le nom de la propriété intellectuelle. 

Savais-tu que les peuples des Premières Nations ont inventé plusieurs choses que tu utilises quotidiennement?  Peux-tu imaginer une vie sans la gomme à mâcher ou le toboggan? As-tu déjà eu un mal de tête ou un douleur?  C'est grâce aux peuples autochtones que tu peux mâcher la gomme, prendre un aspirin ou bien faire du toboggan pendant une belle journée d'hiver.  Voici quelques inventions des Premières Nations:


le sirop contre la toux (upueiashki-Naminash)

Le sirop contre la toux vient des plantes trouvées partout au Canada.  Cependant la région, les peuples autochtones mélangeaient les baies, le sirop d'érable, les feuilles des arbres pour fabriquer les thés et les sirops.  Nous trouvons les mêmes ingrédients dans les sirops qui sont fabriqués aujourd'hui
.l'aspirine (Ushtikuan-natukan)

L'aspirine est un médicament contre les douleurs et les maux de tête.  L'ingrédient qui soulage la douleur vient d'un arbre et un arbuste trouvés partout au Canada.  Cet arbre est le saule. L'arbuste est le saule blanc (pussy willow)

.les raquettes (Mitshishusham)

Les raquettes sont utiles quand la neige est profonde et on doit se déplacer.  Les peuples autochtones ont développé ce mode de transportation en utilisant les branches de l'épicéa (sapin) et les cordes faites de cuir brut (d'un animal comme l'élan ou le bison)

le maïs (matamin)


Le maïs est un légume important pour les peuples autochtones.  Ils ont cultivé cette plante parce qu'elle est résistante et elle produit beaucoup d'épis dans une saison.  Les Premières Nations ont découvert qu'ils pouvaient préparé le maïs de plusieurs façons--comme le maïs soufflé ou le faire séché pour le pemmican.
 

les flechettes sur gazon (Akashk u)


Les fléchettes sur gazon
 est un jeu inventé par les Premières Nations.  Ils jouaient avec les épis de maïs dont ils ont enlevé les graines.  Ils attachaient les plumes.  Ils lançaient les fléchettes vers les cibles qu'ils plaçaient par terre
.

le toboggan (utapanashk)

Le toboggan a été inventé par le tribu Mi'kmaq.  Les Mi'kmaq vivaient dans l'est du Canada--là où on trouve la Nouvelle Écosse aujourd'hui.  Le toboggan était utilisé par les peuples autochtones et les voyageurs pour apporter les peaux et les fourrures aux postes de traite pendant l'hiver.  Le toboggan a été fait de bois et de peaux d'animaux. La courbe en avant aide à faire glisser le toboggan dans la neige
.

la lacrosse 

Le jeu de lacrosse est un des centaines de jeux inventés par les Premières Nations.  Lacrosse est un jeu d'équipe.  C'est un des deux sports nationaux du Canada.  On pense que c'est le sport qui a donné naissance au jeu de hockey

.la gomme à mâcher (pitshu)

La gomme à mâcher vient du sapin épicéa (le sapin de noël).  Les peuples autochtones ont découvert que la sève de l'épicéa était un peu élastique et qu'ils pouvaient la mâcher pendant longtemps.  Pendant les années 1800, on a ajouté du sucre afin d'améliorer le goût

.le kayak (assimeu- ush)

Le kayak a été inventé il y a des milliers d'années par les peuples Inuits pour voyager, faire de la pêche ou de chasser dans les eaux gelées de l'Océan Arctique.  Comme le canot, la forme du kayak n'a pas vraiment changer depuis il a été inventé.


le canot



Le canot était fait de branches et couvert de l'écorce du bouleau.  Nous pouvons faire de très grands ou de très petits canots, selon nos besoins. La forme du canot n'a pas vraiment changé depuis il a été inventé, sauf que maintenant nous pouvons le fabriquer avec des matériaux divers et modernes.  Le canot reste le meillere véhicule pour traverser les rivières et les lacs.

Le porte-Bébé (tikinakan 


 le porte-bébé est digne de mention. Il se compose d’un support de bois et d’un sac en cuir s’ouvrant sur le devant à l’aide d’un lacet de babiche, comme l’illustre cette description. " Le porte-bébé est une autre invention merveilleuse de l’Amérindien… Celui des Algonquins est particulièrement gracieux, ils le nomment tikanagan… Une fois l’enfant bien attaché au tikanagan, sa mère peut le placer sur son dos lors de ses déplacements. Lorsque la famille fait halte, la mère peut l’accrocher à un arbre ou l’adosser à un objet solide. Le bébé Algonquin passe les deux premières années de sa vie ainsi, dans une position verticale. Il entre dans l’existence avec une vision réaliste de son milieu. Il fait ses premiers pas vers l’âge d’un an. " 



Des cheminées qui n’enfument pas


Le génie inventif des Amérindiens n’a pas beaucoup impressionné nos premiers colons et nos premiers missionnaires.  Ces derniers se sentaient tellement supérieurs aux indigènes qu’ils ne se rendaient pas compte à  quel point ils leur volaient leurs idées.  Même de nos jours, peu de gens savent que les habitants des wigwams ont apporté aux Européens une très grande amélioration à leurs cheminées.  En effet, à cette époque, les maisons et les châteaux du vieux continent étaient dotés de cheminées qui tiraient très mal.  Au moindre coup de vent, la fumée était refoulée à l’intérieur, couvrant les murs de suie et risquant d’asphyxier les habitants.  Or, les wigwams amérindiens étaient pourvus de coupe=vent utilisant précisément le vent pour augmenter le tirage de leur trou d’aération.  Les « civilisés » n’ont eu qu’à adapter ce principe à leurs habitations et ils ont laissé croire qu’ils avaient inventé quelque chose.

Igloos


La structure des igloos continue à émerveiller les architectes du monde entier.  Ils en ont tiré une nouvelle conception des coupoles, un nouveau mode d’isolation et bien d’autres éléments modernes de la construction.  En 1916, par exemple, un certain capitaine Nissen, officier du génie des forces canadiennes, a mis au point un bâtiment préfabriqué à toit arqué en s’inspirant de l’igloo.  Le front allié fut bientôt équipé de 20 000 de ces hangars qui se trouvent aujourd’hui dans le monde entier.

Lunettes de soleil esquimaudes



L’invention la plus originale des Amérindiens est sûrement celle des lunettes de soleil.  Les Inuit, appelés autrefois Esquimaux, n’avaient pas de sable.  Ils ne connaissaient donc pas le verre.  Tant pis, ils ont trouvé un moyen des plus ingénieux pour  préserver leurs yeux contre la blancheur éclatante de la neige sous le soleil du printemps.  Ils se sculptaient des lunettes dans un os,  Devant  chaque œil, ils perçaient des fentes en forme de croix.  Par ces fentes minuscules, l’œil voit très bien de chaque côté en bas et en haut, tout en étant protégé presque complètement de la lumière trop brillante.  Seul un Léonard de Vinci inuit  a pu imaginer un appareil si simple et si efficace.

- Pour guérir certaines maladies, comme la dysenterie, le choléra et les maux d'estomac, on buvait un thé préparé à l'aide de toute la plante du mûrier sauvage. 

- Le riz sauvage est en fait une céréale. Les nouveaux venus européens l'auraient mal nommé. Le riz sauvage était quelquefois présenté aux marchands de fourrure comme un cadeau extrêmement précieux et un symbole d'amitié. 

Un ancien Amérindiens sont crédités de nombreuses inventions révolutionnaires. Parmi eux quelques-uns des sports les plus populaires d'aujourd'hui, le caoutchouc et les diverses techniques de conservation des aliments. Les jungles d'Amérique du Sud ont fourni un herbes médicinales sans fin apothicaire et toniques qui ont conduit à des médicaments modernes. Dans les latitudes nordiques, les Amérindiens ont inventé canoës et des kayaks pour naviguer rivières, cultivé aliments populaires telles que le maïs et les peaux utilisées pour fabriquer des boules de jeux.

Lyophilisation

L'ancien Pérou Amérindiens ont été les premiers à utiliser une méthode de lyophilisation pour conserver les aliments. Ils vivaient dans les montagnes péruviennes dans des endroits comme le Machu Picchu. Selon Oracle Pensez quêtes, les pommes de terre ont été placés exposés à de basses températures dans les terrasses de montagne. La combinaison de l'air froid à basse pression, le soleil et les agriculteurs piétinant cultures autorisées toute l'humidité gauche pommes de terre. Cela a créé un séchage frais à jamais préservé produit alimentaire.

Caoutchouc

Selon Glory élastomères, les anciens Mayas créé à partir de latex de caoutchouc issu de la sève de la plante. Ils ont fait des balles en caoutchouc, des chiffres, des ceintures et des outils liens. La plupart sève de latex est venue de ce que nous appelons maintenant l'Hevea brasiliensis d'arbre, ou de caoutchouc, qui est originaire des riches jungles d'Amérique du Sud. Anciens Américains cette sève mêlait la sève des cloches. Le mélange augmente l'élasticité naturelle du caoutchouc. Les cloches et d'hévéas sont souvent de plus en plus ensemble.

Contraceptifs oraux

Les jungles épaisses de l'Amérique du Sud nous ont fourni de nombreux médicaments modernes. Parmi ceux-ci, un grand pourcentage ont été utilisés par les Amérindiens depuis des milliers d'années. Selon "Ancient Inventions», laxatifs, analgésiques, antiseptiques, stimulantes et toniques santé étaient toutes les inventions d'anciens Amérindiens. Le contrôle des naissances est basée sur l'un de ces médicaments. C'est à partir des mêmes mélanges de plantes utilisées par les Amérindiens pour réguler les cycles menstruels qui ont créé la médecine moderne 


D'étonnantes griffes en métal découvertes au Pérou


D'étonnantes griffes en métal découvertes au Pérou par Gentside Découverte


Ces griffes en métal appartiendraient aux Amérindiens Mochica et étaient certainement utilisés au cours de duels rituels
Wolverine n’a qu’à bien se tenir, les Amérindiens Mochica du Pérou l'ont largement devancé. Il y a des centaines d'années, ceux-ci s’affrontaient déjà de manière rituelle avec des gants équipés de griffes acérées. L’enjeu était de taille puisque le perdant était tout simplement sacrifié en hommage aux dieux. Selon le journal péruvien El Comercio, une paire de ces gants redoutable a été retrouvée sur le site de Huaca de la Luna, près de la ville de Trujillo. D’après les archéologues, ces griffes en métal dateraient d'il y a 1.500 ans et faisaient partie d’un costume animalier que portaient les hommes lors de duels rituels. Acérées, elles devaient causer de sérieuses blessures mais les combattants devaient être motivés par le sort funeste réservé aux perdants. Le vainqueur recevait quant à lui sa paire de gants en récompense. Un combattant d’élite Ces artefacts ont été retrouvés la semaine du 7 juillet dans une sépulture noble au pied de la pyramide de Huaca de la Luna situé au Pérou. La tombe comprenait également un sceptre en bronze, des boucles d’oreille et un masque. "Le sceptre symbolise le pouvoir, les boucles d’oreille le statut et le masque en céramique est typique d’un membre de l’élite", explique à El Comercio l’archéologue Santiago Uceda. Le squelette de l’illustre personnage était d’ailleurs présent dans la tombe et a été envoyé aux Etats-Unis afin de procéder à davantage d’analyses. La civilisation Mochica, aussi appelée par le nom moins glorieux de Moche, a dominé le nord du Pérou pendant 800 ans avant de décliner au IXe siècle. Ils maitrisaient l’agriculture et sont surtout connus pour leurs céramiques érotiques, voire carrément pornographiques. De manière beaucoup moins grivoise, de nombreuses traces de sacrifices humains ont été retrouvées sur des sites archéologiques Mochica. Le décapiteur Outre des sacrifices collectifs, les archéologues sont tombés sur des traces claires de décharnement des corps, où la chair était volontairement retirée des squelettes. Le joyeux panthéon Mochica comprend des créatures telles qu’Ai Apaec, le décapiteur (en anglais "The Decapitator"), une araignée géante représentée avec un couteau dans une main et une tête coupée dans une autre.

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/am%E9rindien/d-039-etonnantes-griffes-en-metal-decouvertes-au-perou_art33056.html
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http://www.maxisciences.com/am%E9rindien/d-039-etonnantes-griffes-en-metal-decouvertes-au-perou_art33056.html

3 juillet 2014

Jugement historique pour les Premières Nations

Un regard sur le monde à travers les yeux d'un autochtone

Voilà une bonne nouvelle ! 

DROIT ANCESTRAL
Photo : Darryl Dyck La Presse canadienne
Une toute première nation autochtone vient de voir le titre ancestral de son territoire reconnu par la Cour suprême du Canada. Un jalon qui vient avec un « droit exclusif » de décider de l’utilisation de ces terres et d’en bénéficier. Et une décision qui vient alourdir le fardeau pour les gouvernements et les entreprises qui voudront y exploiter les ressources naturelles avec des projets comme Northern Gateway.
 
Dans un jugement historique en droit autochtone, et unanime, le plus haut tribunal du Canada stipule que les Premières Nations ont le premier et dernier mot quant au sort de leurs terres ancestrales. Si le gouvernement fédéral veut empiéter sur ces territoires, les conditions sont strictes : l’État doit s’entendre avec la communauté concernée et obtenir son consentement. Sinon, il doit prouver — preuves à l’appui — qu’il a un « objectif public impérieux et réel », mais que pour l’atteindre il ne détruira pas le territoire pour les générations présentes et futures. Les préjudices de cet empiétement doivent en outre être moindres que les avantages qui en découleraient, note la Cour dans sa décision rendue jeudi.
 
La cause remonte à 1989. La nation de Tsilhqot’in s’opposait alors au permis de coupe de bois accordé par la Colombie-Britannique sur ce territoire du nord de la province. Les procédures ont traîné des années durant avant que la Cour suprême de la Colombie-Britannique reconnaisse en 2007 le titre ancestral des terres revendiquées par la nation. Cinq ans plus tard, la Cour d’appel infirmait cette décision.
 
La Cour suprême est venue réitérer jeudi l’interprétation du juge de première instance, notamment quant au niveau d’« occupation » du territoire nécessaire pour accorder le titre de terre ancestrale. Le banc de la Cour suprême a adopté une interprétation moins rigide de ce critère, en acceptant les habitudes des communautés semi-nomades. La juge en chef Beverley McLachlin écrit que « suivant une approche qui tient compte des particularités culturelles, l’utilisation régulière des terres pour la chasse, la pêche, le piégeage et la cueillette constitue une utilisation “ suffisante ” pour fonder un titre ancestral ».
 
Un veto autochtone aux projets énergétiques ?

La victoire de la nation Tsilhqot’in, dont 1750 km2 viennent d’être reconnus terre ancestrale, vient compliquer l’avenir du développement économique sur les terres autochtones. Notamment pour Enbridge, qui espère faire passer son pipeline Northern Gateway dans le nord de la Colombie-Britannique, où pratiquement tout le territoire est revendiqué comme terre ancestrale par des Premières Nations.
 
La décision ne sonne pas le glas de tels projets. Mais elle impose des balises contraignantes à ceux qui veulent les développer en terres autochtones, notamment d’obtenir le consentement des communautés.
 
Le sort de Northern Gateway est aujourd’hui « beaucoup moins clair », selon Gordon Christie qui dirige le programme d’études de droit autochtone à l’Université de la Colombie-Britannique. Car voyant que Tsilhqot’in a eu gain de cause, d’autres nations pourraient à leur tour s’adresser aux tribunaux pour revendiquer le titre ancestral et demander entre-temps une injonction pour bloquer tout projet sur leurs terres. « Ça ajoute un autre obstacle au projet […] Si ça arrive, cela ralentit les choses de façon dramatique. »
 
Les avocats de la nation haïda — située dans le nord de la province et en plein sur le trajet du pipeline Northern Gateway — y ont déjà pensé. La communauté a entamé les procédures pour que ses terres soient reconnues ancestrales. « Cela fait effectivement partie de la stratégie légale, d’introduire une demande d’injonction », a indiqué Terri-Lynn Williams-Davidson. D’autres communautés, qui s’opposent aussi au pipeline, poursuivent de mêmes démarches, a-t-elle rapporté.
  
Ottawa forcé de s’entendre

Cette décision de la Cour suprême vient en outre donner des munitions aux Premières Nations qui négocient leurs droits territoriaux avec Ottawa, selon Chris Tollefson de l’Université de Victoria. D’une part, les communautés constatent qu’elles pourraient avoir gain de cause en s’adressant aux tribunaux. De l’autre, le fédéral « pourrait conclure qu’il serait mieux avisé d’adopter une approche de négociation qui soit plus généreuse avec ces nations, pour éviter les procédures judiciaires », croit le professeur de droit.
 
Le gouvernement fédéral a indiqué qu’il révisera la décision. « Notre gouvernement croit que la négociation constitue le meilleur moyen de régler les revendications fondées sur les droits et titres ancestraux », a fait valoir par communiqué le ministre des Affaires autochtones Bernard Valcourt.
 
Or, le porte-parole de l’Assemblée des Premières Nations et chef régional pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, juge comme M. Tollefson que la Cour suprême vient d’établir une jurisprudence qui donne « une arme de plus pour les nations qui jugeraient que le processus de négociation ne va pas de bon rythme ». Elles pourraient se tourner vers les tribunaux, question d’accélérer les choses et d’obtenir plusieurs droits en retour, croit-il.
 
Quant à l’avenir du développement économique en terres autochtones ? « Le rapport de force est changé de façon significative en faveur des nations autochtones pour tout projet qui pourrait être envisagé sur tout territoire où elles revendiquent un titre », résume Ghislain  Picard.
 
Le chef du conseil de Tsilhqot’in s’est réjoui de cette décision, qu’il n’attendait pas.« C’est la fin de la négation des droits et du titre […] Cette cause, c’est nous qui regagnons notre indépendance — de pouvoir gouverner notre propre nation et dépendre des ressources naturelles de notre terre », a réagi Joe Alphonse.
 
Le NPD conclut également que le jugement « vient confirmer que tous les paliers gouvernementaux doivent consulter les Premières Nations et obtenir leur consentement ».